• 492ngouelondele

    Alors qu'habituellement, je rechigne à aller à des réunions de "Nguessologues", ce samedi 24/10/2008, j'ai décidé d’assister à une  réunion organisée par le parti de monsieur Ngouolondélé et de madame Aimé Gnali. J'arrive dans la salle. Je suis surpris par le nombre de congolais. Habituellement ils ne viennent pas nombreux aux manifestations de la diaspora. Là ils sont présents ; Tous bien sapés, bien rasés et bien parfumés. On a l'impression d'être dans un défilé de mode. Les costumes en super 150, les chemises col italiens et les cravates bien attachés, illuminent la salle.

    <o:p> </o:p>

    J’imagine qu’ils sont tous bien "fringués" en  prévision de la boite de nuit  du soir où ils vont se tordre sur le dernier opus de Mopao « Boro ezanga kombo », véritable apologie  de la « Nguessologie »  et de la "Ngouolondelogie"

    <o:p> </o:p>

    On se dit que le débat va être intéressant. D’entrée de jeu le Général annonce la couleur."Je suis venu vous voir pour vous demander ce que l'on doit faire en 2009, année de l'élection présidentielle". La salle bouillonne. Certains disent qu'il ne faut pas y aller. Sassou a déjà gagné d'avance. D'autres suggèrent le coup d'Etat. Les organisateurs du débat décident de faire circuler une liste afin que ceux qui le veulent puissent s'exprimer. Ceux qui prennent la parole sont coupés, invectivés. Les gens ne répondent pas à la question posée. Ils veulent montrer aux autres qu'ils maîtrisent mieux la langue de Molière. C'est celui qui fera les meilleures tournures de phrases qui sera applaudi. Mon ami Lucien Pambou de l'UMP hués par les congolais alors que son intervention était l'une des plus pertinentes.

    <o:p> </o:p>

    Voilà donc une réunion de congolais. On se réunit pour fanfaronner. C'était déjà comme cela en 1991. La prime aux postes et aux responsabilités a été donnée aux brailleurs de tout bord. Au Congo, le compétent c'est celui qui sait parler. C’est l'héritage du monopartisme.

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Général pour calmer la salle nous a joué le pater à l'africaine "Calmez-vous les enfants, Ne vous fâchez pas, je vous en prie". J'avais envie de lui dire de ma chaise que je n'étais pas son fils et que j'étais un jeune cadre congolais venu écouter un discours politique. Mais vous me direz que c'est comme ça au Congo, On ne sait pas qui est le père de qui. Quand les adultes draguent une jeune fille, ne disent-ils pas "Ma fille viens voir"?

    <o:p> </o:p>

    Quatre heures de réunion pour rien. Une question sans queue ni tête. Faut-il aller aux élections? Bizarre que des gens qui ont reconnu le putsch de 1997 se la pose. Madame Gnali Ministre de Sassou, alors que des milliers de congolais venaient de perdre la vie. Mais de quoi se plaint-elle aujourd’hui? Je n'ai aucun souvenir d'une condamnation du coup d'état de 1997 par le général Ngouolondélé.

    <o:p> </o:p>

    Ma conviction est faite. Le général Ngouolondélé est un obus sans dispositif de mise à feux. Les enfants peuvent donc jouer avec ce leurre sans crainte, à plus forte raison Sassou Nguesso.

    <o:p> </o:p>

    Kovalin Tchibinda<o:p></o:p>

    Mail :kovalin@tchibinda.fr<o:p></o:p>

    Blog: http://kovalin.oldiblog.com<o:p></o:p>


    1 commentaire
  • Kovalin Tchibinda Kouangou

    Non ! Vous n’'allez pas me croire, j’ai un cousin qui s’appelait Tchibinda qui vient de changer de nom pour se nommer "Ibinda". J’ai vu son passeport congolais et je n y ai pas cru. Et pourtant c’est vrai. Au Congo, il vaut mieux désormais avoir des noms à consonances nordistes. Mon cousin m’expliquait qu’en cas de guerre, ça peut sauver et surtout ça permet de trouver plus facilement un job et de bénéficier de certains privilèges. Je lui ai demandé s’il était le seul dans cette situation. Il parait que le phénomène s’amplifie. Beaucoup de sudistes sont en train de « nordiser » leurs noms. D’autres   approfondissent leur connaissance du Mbochi dialecte du président congolais.

    <o:p></o:p>

    Il parait que lorsque vous avez un problème en justice contre quelqu’un du nord, le combat est perdu d’avance. Les juges donnent systématiquement raisons aux personnes ayant des noms commençant par des voyelles.

    .

    Mon cousin m’expliquait qu’un homme du Sud avait perdu en justice la paternité de ses enfants naturels. L’homme du nord lui avait pris ses enfants, juste pour l’emmerder. Sans compter les histoires de  femmes arrachées de force à leurs époux du Sud.

     

    <o:p></o:p>

    Dans les administrations congolaises, le « lingala « est devenu de rigueur. Pas de promotion possible si tu ne sais pas  baragouiner un  peu de « Ndengue nini ». Même radio Dolisie s’y est mis. Les émissions en « Munukutuba »  sont devenues rares.

     

    <o:p></o:p>

    L’autre jour j’ai rencontré une de mes connaissances du collège à Roissy Charles de Gaulle. Ce dernier était dans un état calamiteux. Un véritable chétif. En le voyant j’ai tout de suite pensé au virus que vous connaissez. Mais non ! Il n’avait pas le SIDA, il venait de se faire prendre une parcelle qu’il avait acheté 5 millions de Francs CFA. Le monsieur « Nordiste » lui avait dit « Je vais te montrer que c’est nous qui avons le pouvoir ».

     

    <o:p></o:p>

    Des histoires de ce type, j’en entends tous les jours. Il parait même que le régime de Brazzaville ne construit plus délibérément  des écoles dans les villes du Sud, histoire de priver les enfants du Sud d’une formation de qualité. Mon ami malade de Roisssy me disait aussi que l’université Marien Ngouabi était désormais négligée parce que la proportion des étudiants sudistes y était élevée. Les bacheliers nordistes ont 90% de chance d’obtenir une bourse d’étude pour l’étranger.

    <o:p></o:p>

    Vraies ou fausses, Toutes ces histoires qui pullulent dans les conversations quotidiennes dénotent un véritable mépris du clan Sassou vis-à-vis du Sud. Au Congo de Sassou lorsqu’on nomme un sudiste à un poste, il n’a jamais de véritable pouvoir, il est toujours supervisé par un nordiste du clan Sassou. Ainsi Isidore Mvouba est un premier ministre fictif, Tati Loutard est un ministre des hydrocarbures fictif. Eh oui ! Souvenez-vous de ces manuels scolaires que nous lisions à l’époque ; « OKO montre la mer à Tati ». Maintenant on pourrait écrire « Ngokana montre la mer et les champs pétroliers  à Tati Loutard ». C’est tout comme.

     

    <o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    Il est urgent que  le régime de Brazzaville cesse de pratiquer la discrimination ethnique entre congolais. Après tout je n’ai pas  envie de changer de nom, Tchibinda me va très bien.;Ni d’apprendre le Mbochi pour monter dans l’échelle sociale. Je prône l’égalité des chances pour tous sur la base du mérite et du savoir.

    ---------------------------------------------------------

    <o:p></o:p>

    Kovalin Tchibinda<o:p></o:p>

    Mail :Kovalin@tchibinda.fr<o:p></o:p>

    Blog: http://kovalin.oldiblog.com


    6 commentaires
  • tsaty-mabiala-upads

    Je me suis amusé récemment à lire et à écouter l’intervention récente de monsieur Tsaty Mabiala devant un parterre d’upadésien parisien. Le Secrétaire général de l’UPADS aile « familiale » a voulu nous donner des nouvelles du pays croyant sûrement que nous  sommes  si coupés du monde  pour  ignorer la vraie nature du régime des « Nguessoïstes »

    <o:p> </o:p>

    Il est même très étonnant que des congolais se soient déplacés à une telle rencontre pour écouter un témoignage que nous entendons tous les jours de nos compatriotes. Oui monsieur Tsaty Mabiala , nous savons à Paris ce qu’est  le Congo sur le plan économique politique et social et nous le savions avant même que vous décidiez de rentrer au pays. Donc sur ce point rien de nouveau.

    <o:p> </o:p>

    L’autre partie du show de Tatsy Mabiala consiste à nous faire croire que pour exister il fallait que l’UPADS ait une tribune à l’assemblée nationale et  dans les conseils municipaux. Drôle de conception d’un opposant. Un  opposant monsieur Tsaty Mabiala, ce n’est pas celui qui participe aux institutions d’un régime autoproclamé, c’est celui qui lutte pour la restauration d’un idéal démocratique brisé le 15/10/1997. Votre politique monsieur Tsaty Mabiala a échoué puisqu’elle ressemble point pour point à celle de Mbéri et Kignoumbi (la participation aux institutions de Sassou).  Ce n’est pas avec vos 11 maigres députés et quelques postes de conseiller municipaux que vous allez faire basculé  Sassou et son régime.

    <o:p> </o:p>

    Monsieur Tsaty Mabiala quand vous nous faites croire que l’UPADS est « belle et bien là ». Je pourrais vous rétorquer que l’UPADS a toujours été là malgré l’exil de son leader et qu’il ne vous a pas attendu pour exister. La réalité c’est que l’UPADS est là mais une partie de ses enfants dort à Mpila chez l’oncle Sassou.

    <o:p> </o:p>

    Concernant les dissensions à l’UPADS, je note monsieur Tsaty Mabiala que vous vous "makitisez".  N’est ce pas vous qui étiez contre les actes du président Lissouba sanctionnant Mbéri et Moukouéké ? N’avez-vous jamais participé à des  réunions « occultes » pour réhabiliter les exclus de l’UPADS ? Reconnaissez-vous maintenant qu’il était nécessaire de sanctionner certains cadres du parti ? Avez-vous changé d’avis ? Il serait très intéressant que vous nous expliquiez votre nouvelle doctrine de père fouettard.

    <o:p> </o:p>

    Enfin, monsieur Tsaty Mabiala, quand on a été installé par un congrès dont les conditions de convocations et de tenues sont des plus  douteux  et qu’on a  été nommé à l’acclamation comme au bon vieux temps du comité central du PCT, peut-on parler de disfonctionnement démocratique  au Congo ?

    <o:p> </o:p>

    Alors ! Monsieur Tsaty Mabiala, avant de parler de bluff démocratique dans le pays, peut-être qu’il serait intéressant de parler du bluff démocratique qui vous a conduit au poste de Secrétaire général de l’UPADS aile « familiale » 

     

    Je serai très ravi que vous nous fassiez une conférence à ce sujet.

     

    Kovalin Tchibinda

    Mail: kovalin@tchibinda.fr


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique