• kimbangu

    Les peuples du Royaume Kongo, tellement maltraités par les missionnaires européens se sentaient profondément désabusés, le déclin du royaume était absolu et la détresse de ses habitants y était à son comble ; par-dessus tout ça les puissances coloniales, réunies en conférence à Berlin (1884-1885) venait, honteusement, de se partager entre elles l'Afrique, en créant arbitrairement, rien que par des traits sur une carte, des frontières totalement artificielles, ne tenant pas compte des groupes sociaux homogènes de populations ainsi que des frontières naturelles des royaumes, empires et sultanats existants.

    Les Dieux dans les cieux, contemplant ce désastre, décidèrent alors de faire naître un autre Prophète.

    Ainsi, Simon KIMBANGU, dont le nom signifie : "Celui qui révèle les choses cachées", naquit à Nkamba, petit village du Kongo-Central, le 12 septembre 1887.


    A partir de 1910, il commence à entendre l'appel de l'Esprit de Nzambi le Père qui lui demande de "paître son troupeau". A plusieurs reprises, Kimbangu refuse d'obéir à l'appel en expliquant qu'il n'est pas à la hauteur d'une si haute et importante mission. Il se réfugie même à Léopoldville [l'actuelle Kinshasa] pour échapper à la "Voix", et trouve du travail aux Huileries de Kinshasa. Il y travaille sans être rémunéré. Déçu, il revient à Nkamba, où, le 6 avril 1921, au hameau de Ngombe Kinsuka, l'Esprit de Nzambi le Père lui intime l'ordre de ressusciter une petite fille, Nkiatundo, qui venait tout juste de mourir.

    Ce premier "miracle" de Kimbangu va amorcer ce que les historiens ont appelé le "semestre effervescent" (du 6 avril au 12 septembre 1921), une intense période de prédication et de miracles qui va secouer l'Empire Colonial Belge, l'Angola et même le Kongo Français.

    Dès le mois de juin 1921, suite aux persécutions coloniales, principalement orchestrées par les Missionnaires Catholiques et Protestants qui voient les églises chrétiennes se vider progressivement de leurs fidèles, le Grand Prophète Kimbangu entre en clandestinité et séjourne notamment à Mbanza-Nsanda où il fera la terrible Prophétie dont vous pouvez lire un extrait au bout de cette courte biographie de Simon Kimbangu.

    Le 12 Septembre 1921, le Grand Prophète Kimbangu est arrêté puis transféré à Thysville (Mbanza-Ngungu) où il est sommairement jugé et condamné à mort. Mais peu après, le Roi des Belges, Albert 1er commue cette peine en prison à vie. Le Grand Prophète Kimbangu est alors acheminé, manu militari, à Elisabethville (Lubumbashi), au Katanga, où il passera 30 ans (TRENTE ans !) dans une minuscule cellule de 0,80 m par 1,20 m, sans aération et sans condition hygiénique appropriée. Comme lit, le Prophète Kimbangu ne disposait que d'un bloc de ciment. Chaque matin, Kimbangu était plongé dans un profond puits contenant de l'eau froide et salée, ceci en vue d'accélérer sa mort !

    Deux jours avant sa mort, soit le 10 octobre 1951, le Grand Prophète Kimbangu annonça à ses codétenus que sa détention allait se terminer et qu'il mourrait dans 2 jours : le vendredi 12 octobre 1951 à 15 heures précises !

    Effectivement, le 12 octobre 1951, après avoir fait ses adieux à ses gardes et à ses codétenus, le Grand Prophète Kimbangu se frappa de trois coups de poings sur les côtes droites et gauches, puis s'étant allongé sur sa couverture placée à terre, mourut paisiblement non sans avoir au préalable prophétisé des épreuves terribles pour la Belgique et l'Occident dans les temps futurs...

    Dans sa prédication, le Grand Prophète Kimbangu, annonçait souvent la libération prochaine de l'Afrique et du "Kongo" de la domination coloniale d'abord et de la domination occidentale en général par la suite. Cette libération devrait, selon le Prophète, s'effectuer en 3 étapes.

    Avant sa mort, le Prophète Kimbangu créa un puissant Mouvement Spirituel, qu'il appela "Kintuadi" (= l'Union, l'Unité, la Communauté), voué à la Libération totale de l'Homme noir. Il se présentait d'ailleurs lui-même comme le Sauveur de la race noire, ce qu'il réaffirmera très solennellement lors de son procès à Thysville (Mbanza-Ngungu) devant Monsieur de Rossi, président du Conseil de Guerre institué pour la circonstance. Ce que n'acceptèrent pas les Missionnaires Catholiques et Protestants, pas plus que leurs éternels alliés : Pasteurs Noirs, Abbés, Evêques et autres dignitaires religieux africains du Système néocolonial.

    Les membres du Mouvement Kintuadi du Prophète Simon Kimbangu furent l'objet de nombreuses persécutions et déportations de leur Kongo-Central natal vers plusieurs localités de l'Equateur, du Haut-Kongo et du Katanga comme Ekafela, Ubundu, Lowa, Elisabeth ville. Le nombre des fidèles du Prophète Kimbangu qui furent déportés de 1921 à 1959 dépassa les 150 000 ! Beaucoup d'entre eux ne revinrent jamais au Kongo-Central et moururent en déportation, dans les travaux forcés, sous des coups de fouet et d'interminables bastonnades !

    Le Grand Prophète Kimbangu ne faisait jamais aucun compromis avec, ni n'avait jamais aucune complaisance pour, les colonialistes blancs qu'il traitait tout à la fois d'envahisseurs et d'usurpateurs.


    Voici le fameux discours tenu par le Prophète Simon Kimbangu, le samedi 10 Septembre 1921, tout au début du culte matinal, vers 9 h 00 ; alors qu'il entrait dans l'enclos en rameaux, le visage grave, le regard vif, il s'adressa en ces termes à la foule :

    « Mes Frères, l'Esprit est venu me révéler que le temps de me livrer aux autorités est arrivé. Tenez bien ceci : avec mon arrestation, commencera une période terrible d'indicibles persécutions pour moi-même et pour un très grand nombre de personnes. Il faudra tenir ferme, car l'Esprit de Nzambi Tout-Puissant ne nous abandonnera jamais. Il n'a jamais abandonné quiconque se confie en Lui.

    « Les autorités gouvernementales [coloniales] vont imposer à ma personne physique un très long silence, mais elles ne parviendront jamais à détruire l'œuvre que j'ai accomplie, car elle vient de Nzambi le Père. Certes, ma personne physique sera soumise à l'humiliation et à la souffrance, mais ma personne spirituelle se mettra au combat contre les injustices semées par les peuples du Monde des Ténèbres qui sont venus nous coloniser.

    « Car j'ai été envoyé pour libérer les Peuples du Kongo (Cula min-kangu mai Kongo) et la Race Noire Mondiale (Zindombe zazo). L'Homme Noir deviendra Blanc et l'Homme Blanc deviendra Noir. Car les fondements spirituels et moraux, tels que nous les connaissons aujourd'hui seront profondément ébranlés. Les guerres persisteront à travers le monde. Le Kongo sera libre et l'Afrique aussi.
    « Mais les décennies qui suivront la libération de l'Afrique [les indépendances nominales des années soixante] seront terribles et atroces. Car tous les premiers gouvernants de l'Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Un grand désordre spirituel et matériel s'installera. Les gouvernants (Minyadi) de l'Afrique entraîneront, sur le conseil des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières où ils s'entretueront. La misère s'installera. Beaucoup de jeunes quitteront l'Afrique dans l'espoir d'aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Ils parleront toutes les langues des Blancs. Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des Blancs. Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs (Nkuta Mindele). Il y aura beaucoup de mortalité parmi eux et certains ne reverront plus leurs parents.

    « II faudra une longue période pour que l'Homme Noir acquière sa maturité spirituelle. Celle-ci lui permettra d'acquérir son indépendance matérielle. Alors s'accomplira la Troisième Etape. Dans celle-ci naîtra un Grand Roi Divin (Nkua Tulendo). Il viendra avec ses Trois Pouvoirs : Pouvoir Spirituel (Kinzambi), Pouvoir Scientifique (Kimazayu) et Pouvoir Politique (Kimayala).

    « Je serai Moi-même le Représentant de ce Roi. Je liquiderai l'humiliation que, depuis les temps les plus reculés, l'on n'a cessé d'infliger aux Noirs. Car, de toutes les races de la Terre, aucune n 'a été autant maltraitée et humiliée que la Race Noire.

    « Continuez à lire la Bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les écrits ou principes moraux contenus dans ce livre. Il faut qu'un voleur soit saisi avec l'objet qu'il a volé !

    « Nous aurons notre propre Livre Sacré, dans lequel seront écrites des choses cachées pour la Race Noire et le Peuple du Kongo. Un Instructeur-enseignant (Nlongi) viendra avant mon retour pour écrire ce Livre et préparer l'arrivée du Grand Roi Divin, le Nkua Tulendo. Il sera combattu par la génération de son temps, mais petit à petit, beaucoup de gens comprendront et suivront son enseignement. Car l'arrivée du Roi sera sans pardon. Alors, il faut que les Peuples du Kongo soient instruits avant cet événement.

    « Vous ne savez pas encore ce que c'est qu'une guerre spirituelle. Quand les Peuples Kongo commenceront à se libérer, tout pays qui osera attaquer le Kongo sera englouti sous les eaux. Vous ne connaissez pas encore la puissance de Ceux qui sont envoyés par Nzambi Tout-Puissant.

    « La génération du Kongo perdra tout. Elle sera embrouillée par des enseignements et des principes moraux pervers venus du monde Européen (Mavanga ma bisi Mputu). Elle ne connaîtra plus les principes maritaux de ses ancêtres. Elle ignorera sa langue maternelle. Alors je vous exhorte à ne pas négliger ni mépriser vos langues maternelles. Il faut les enseigner à vos enfants et à vos petits-enfants. Car viendra un temps où les langues des Blancs seront oubliées. Nzambi a donné à chaque groupe humain (Nkangu wa bantu) une langue, qu 'il s'en serve comme d'une "alliance de communication" (Nsinga wa Mbila)... »
    (Extraits de la Prophétie du Grand Prophète Simon KIMBANGU, Samedi 10 septembre 1921 à Mbanza-Nsanda, Kongo-Central).

    Puis le Prophète Kimbangu invita tout le monde à la prière avec les mots suivants, traduits du Kikongo (extrait) :
    « Prière à Vous tous les Anges du Trône Céleste, source de notre existence ! 
    Prière à Vous les Sept Anges qui siègent à la Cour de Nzambi 
    Prière là où se lève le soleil et là où se couche le soleil ! Prière à l'Est et l'Ouest !
    Prière à Vous Nzambi Créateur Solaire (Mbumba Lowa) ! 
    Prière à Vous Gouverneurs de l'Humanité (Mpina Nza) ! 
    Prière à Vous tous les Anges de la Terre et de l'Air ! 
    Prière à Vous tous les Anges qui gouvernent les Eaux et le Feu ! Prière à Vous le Grand Esprit du Kongo !
    Prière à Vous tous les Anges de la Guerre qui gouvernent le centre du Kongo !
    Prière à Vous tous les Anges de la Victoire (Mbasi za Lunungu) qui luttent dans les quatre coins des cieux et de la Terre !


    Au nom de l'œuvre que vous m'avez confiée devant les deux et la Terre, je le répète trois fois : Faites que votre sainte bénédiction puisse remplir les cœurs de ceux qui se lèveront pour aider les peuples du Kongo !

    Je vous le répète encore trois fois et je m'adresse à ceux qui mépriseront mon œuvre par ignorance : j'implorerai Nzambi afin qu'il leur pardonne et qu'il leur ouvre la Voie de la Compréhension !

    Je le jure au Nom de tous les Envoyés qui ont été tués au Kongo, en Afrique, en Asie, en Amérique et en Europe : que leurs esprits maudissent ces ignobles individus qui auront causer la mort et la désolation aux peuples du Kongo, qu'ils soient Blancs ou Noirs ! Qu'ils soient détruits et envoyés dans les Prisons Spirituelles des Cieux.


    Je le répète encore trois fois devant les cieux et la Terre : gare à ceux qui continuent à chercher la désolation dans les quatre coins du monde !

    Venez ! Oh ! Nzambi , viens ! Je t'appelle ainsi que tous les Anges de la Guerre (Mbasi za Mvita), afin de conduire un combat contre ce monde des ténèbres (Nsi ya bubu) !

    Gare à ceux qui continuent à renforcer l'Esclavagisme et la Colonisation des peuples Noirs !

    Nzambi, tu es un Dieu Vivant. Je t'implore sans cesse (Ngieti kufio-gonena) au nom du sang versé par tous tes Envoyés, et de leurs humiliations, je te le demande, et je te le recommande, oh ! Nzambi d'Amour : viens avec les Anges des cieux et de la Terre pour détruire cette humanité des ténèbres qui continue à se moquer de Votre Amour Majestueux !

    Que Votre Alliance soit sanctifiée et bénissez les Peuples Kongo et la Race Noire de toute l'humanité ! 

    AMEN [qu'il en soit ainsi] »

    Nous verrons plus loin dans cet ouvrage qui sont réellement ces Anges de la Cour de Nzambi  que Kimbangu priait, et qui est réellement Nzambi, ce dieu "vivant", donc physique, en chair et en os. On peut dire déjà que ce ne sont rien d'autres que des Dieux Humanisés, êtres physiques, de chair et de sang, que tous les anciens d'Afrique priaient avant sa colonisation religieuse par le Christianisme.

    Soyons bien conscients que cette arrivée en Afrique du Christianisme, par le canal de ses missionnaires européens, avait pour but essentiel de servir de tremplin à ceux dont le programme final était l'exploitation et le pillage effréné des richesses de l'Afrique. Ne pensez pas que le but réel des missionnaires était de nous amener l'Evangile, pas du tout ! D'ailleurs, souvenons-nous qu'étymologiquement "Evangile" veut dire "bonne nouvelle", apporter l'Evangile serait donc "apporter la bonne nouvelle"

    Quelle bonne nouvelle ont-ils donc apportée ? On n'en voit aucune ! Ce qu'on ne voit que trop, hélas, c'est qu'ils ont apporté esclavage, humiliation, racisme, larmes, sang et mort. Des valeurs nobles, une spiritualité, un lien avec les cieux et l'univers ? Néant, d'ailleurs nous avions déjà tout cela de par nous-même, et ceci d'une façon belle, saine, pure et noble, les œuvres de nos Prophétesses et Prophètes tels que Kimpa Vita et Simon Kimbangu en témoignent.

    Le 12 septembre 1921, le Prophète Kimbangu fut arrêté par l'autorité coloniale belge à Nkamba. C'est 18 ans plus tard, en Septembre 1939, qu'éclata en Europe la Seconde Guerre Mondiale, telle que Kimbangu l'avait annoncée. Après ce deuxième conflit interplanétaire, à partir des années 50, comme l'avait aussi annoncé le Prophète Kimbangu, le vent des Indépendances se mit à souffler sur toute l'Afrique : l'une après l'autre, les colonies européennes de ce continent se mirent à briser les chaînes de l'humiliation et de la servitude. Mais, tel encore, qu'annoncé par Kimbangu, les vrais "leaders" africains furent assassinés et remplacés par des dictateurs noirs, africains eux aussi, mais uniquement soucieux de leurs seuls intérêts personnels, ils se mirent traîtreusement au service du "néo-colonialisme".

    La parole du Prophète Kimbangu était pénétrante et, de son vivant, les routes de Nkamba étaient toujours combles de monde venant de partout pour le rencontrer !

    Il est aussi à noter que quand le Prophète Simon Kimbangu parle des Peuples Kongo ou du Kongo, il parle de l'ancien Royaume Kongo (Kongo Dia Ntotila), qui s'étend aujourd'hui en R.D.C (République Démocratique du Kongo, ou Kongo-Kinshasa), en Angola, au Kongo Brazzaville, au Kongo Gabon, mais aussi de tous les peuples bantous d'Afrique.

    A relever également : le Prophète Kimbangu fut arrêté et emprisonné d'une manière crapuleuse et jugé à Mbanza-Ngungu (ex Thysville) de la même manière par un véritable tribunal d'inquisition, mené par le commandant italien de Rossi ; ce tribunal d'exception siégea du 29 septembre au 3 octobre 1921, sans avocat pour défendre le Prophète et quelques-uns de ses disciples, jugés en même temps que lui. Pas étonnant que Rome (l'Eglise Catholique) ait tiré les ficelles derrière les décors, pour que ce tribunal soit présidé par un italien, une pratique courante en Europe à l'époque de ces tribunaux d'inquisition ! C'est encore l'une de ses belles traditions... dont elle aimait sans doute à se glorifier dans les salons romains !

    Simon Kimbangu était aussi appelé "le Samson Noir", tellement il avait résisté à maintes tortures et aux multiples tentatives entreprises pour l'assassiner. A titre d'exemple, le 3 décembre 1921, Simon Kimbangu fut transféré à Léopoldville [actuellement Kinshasa] par des soldats et un officier belge ; mais l'Administration coloniale qui n'était pas satisfaite du maintien de Kimbangu aux travaux forcés à perpétuité - elle estimait que, vivant, Kimbangu restait toujours dangereux - souhaitait se débarrasser de lui. De Kinshasa elle le fit donc transférer à Kintambo, puis ensuite à Lutendélé au bord du fleuve Kongo, et là, elle le fit mettre dans un fût contenant des produits asphyxiants. Ce fût une fois soudé, on le jeta dans le fleuve Kongo, mais, à leur grand étonnement tous les présents virent, peu après, Kimbangu remonter à la surface... sain et sauf ! On décida alors de le fusiller sur le champ, mais là aussi, à la grande surprise des tireurs, Kimbangu ne mourut pas ! On entreprit alors de l'attacher à une grosse pierre puis de le jeter ainsi une nouvelle fois dans les eaux du fleuve Kongo, mais là encore, au bout d'un moment... il sortit paisiblement des eaux du fleuve !

    Peu après, le 6 décembre 1921, Kimbangu fut emmené à la prison de Kasombo à Lubumbashi, au Katanga, c'est là qu'il mourut en 1951 après tant d'années de détention durant lesquelles, en plus de son immersion journalière dans le puits d'eau salé froide, il recevait régulièrement des coups de fouet visant à l'affaiblir systématiquement.

    Au demeurant, durant ces trente ans d'incarcération, plusieurs fois Simon Kimbangu apparut en différents endroits, alors qu'il était supposé être enfermé dans sa cellule à Lubumbashi ! Sur cette affaire-là, les deux sinistres compères : autorités belges et Eglise Catholique continuent à garder un secret très opaque, alors qu'il existe maints documents de témoignages attestant ces faits. Il faut absolument que les "vrais" Kimbanguistes continuent à exiger fermement que ces documents sortent des coffres-forts d'Eglise ou d'Etat.

    En prison à Lubumbashi, Kimbangu annonça la date et l'heure précise de sa mort : il dit qu'il allait mourir le 12 octobre 1951 à 15 h 00 précise, et effectivement, ce jour-là et à l'heure annoncée, il mourut paisiblement. Les autorités coloniales (et l'Eglise) ont immédiatement ordonné son autopsie et à la grande stupéfaction de tous ceux qui en étaient témoins, aucun organe vital ne fut trouvé à l'intérieur de son corps ! Le mystère légendaire du Prophète Papa Kimbangu continuait... au grand désarroi du colonisateur belge et de l'Eglise Catholique Chrétienne de Rome. Puis, le corps du Prophète Kimbangu fut enterré à Lubumbashi ; des soldats et gardes de l'Autorité Coloniale furent aussitôt désignés pour garder sa tombe en permanence.

    L'annonce de la mort de Kimbangu, et de son enterrement, mirent les Autorités Coloniales de la capitale Léopoldville [Kinshasa] dans un état de fête et de jubilation tel qu'un dîner fut organisé pour célébrer... ce que ces gens espéraient sans doute être la fin de leur cauchemar. Or, au beau milieu du repas, Simon Kimbangu apparut physiquement face aux convives assemblés, ce qui conduisit à une panique générale, et à la fuite de beaucoup d'entre les présents. Le seul congolais participant à ce dîner - donc le seul originaire du pays ayant vu cet événement prodigieux - fut aussitôt envoyé en Belgique avec toute sa famille, les autorités s'employant à faire le maximum pour que le secret soit gardé sur ce fait plus que troublant !

    D'autres signes spéciaux se rapportant à Simon Kimbangu furent révélés en grand nombre : comme Jésus il a procédé à des "miracles", il a rendu la vue à des aveugles, il a fait marcher des paralytiques, calmé et guéri des malades mentaux, ressuscité des morts. L'une de ces résurrections, particulièrement spectaculaire, fut celle d'une jeune fille appelée Dina : elle avait alors 15 ans, elle était morte et son corps était déjà en décomposition (tel celui de "Lazare" ressuscité par Jésus), Kimbangu à travers une prière la ramena à la vie.

    Comme sommairement indiqué plus haut, Papa Simon Kimbangu n'a pas cessé d'apparaître physiquement ici et là, vivant et mangeant avec ses fidèles ou des humains en détresse partout sur la planète, alors qu'il était en même temps physiquement dans sa cellule de la prison de Kasombo à Lubumbashi, au Katanga. Des apparitions-séjours du Prophète Kimbangu ont été observé à Efonda (Equateur), à Béfalé (Equateur), à Borna (Bas-Kongo) en 1942, à Makanga, à Lowa du 29 juillet au 5 août. En avril 1942, le Prophète Kimbangu apparut physiquement à Lubumbashi en cinq endroits différents mais en même temps ! Cinq Simon Kimbangu furent arrêtés à Lubumbashi en cinq endroits distincts. Ces cinq Simon Kimbangu arrêtés furent même rassemblés à Lubumbashi ! La population Brazzavilloise du Kongo Brazzaville fut aussi, au cours de cette période, témoin d'apparitions physiques de Simon Kimbangu. Mais il apparut également en Angola, au Nigeria, et en Europe ! Oui, en Europe aussi !

    Un jour, dans sa cellule à Lubumbashi, Kimbangu décida de faire un long voyage, il demanda alors au prêtre belge présent de toucher simplement son vêtement, ce qu'il fit, Kimbangu prononça quelques mots, ils furent aussitôt transporté dans une "nuée" et visitèrent, sur tous les continents et à travers toute la planète, des milliers de familles dont celle du prêtre belge, ensuite ils se posèrent à Rome, au Vatican, et là ils virent beaucoup de choses, puis ils revinrent à Lubumbashi... en prison. Le prêtre belge fut ensuite et définitivement rapatrié en Belgique, après qu'il eut rapporté tout cela à ses supérieurs ! Mais finalement, ce prêtre, bien qu'extradé répandit un peu partout son témoignage... parce que d'avoir vécu cet événement d'omniprésence sur la planète, c'était plus fort que lui. Comme quoi, ce n'est pas indéfiniment qu'on peut cacher la vérité.

    Le 29 juillet 1952, neuf mois après sa mort, le Prophète Kimbangu apparut physiquement à Lowa devant ses fidèles, il resta là 8 jours parmi eux, en mangeant, buvant comme chaque personne, et en prêchant beaucoup. Puis ses fidèles et tous les gens présents ont pu assister après ça à une ascension majestueuse de Kimbangu montant dans les cieux : en pleine nuit, dans une béatitude indescriptible pour tous, le Prophète Kimbangu fut aspiré dans la nuée d'une boule de feu.

    Avant de clôturer ce sous-chapitre concernant le Prophète Simon Kimbangu, voyons un peu, de plus près les prophéties les plus importantes qu'il annonça entre 1921 et 1951, par ordre chronologique :

    -la libération des Africains à travers les premières indépendances nominales des années 60, qui ne seront que de fausses indépendances, une illusion d'indépendance ;

    -l'arrivée au pouvoir de dictateurs en Afrique qui serviront leurs propres intérêts et ceux des anciens maîtres coloniaux (l'Occident) ;

    -la montée de guerres meurtrières (guerres civiles) partout en Afrique peu après les Indépendances nominales des années 60 ;

    -l'exode de beaucoup de jeunes africains vers les pays des occidentaux pour fuir l'oppression et la misère ;

    -puis, finalement, la conquête dure et héroïque d'une deuxième « vraie » Indépendance pour l'Afrique entière (« Dipanda Dianzole »), qui sera conduite par la venue d'un Prophète, le « Nkua Tulendo », dont le verbe sera à la fois Religieux, Scientifique et Politique. Il rétablira le lien rompu entre Nzambi et les peuples noirs, il restaurera la véritable Paix et la Concorde en Afrique. Il viendra conduire une réelle décolonisation spirituelle, économique et politique de l'Afrique noire, il viendra restaurer le Royaume Kongo, il viendra restaurer les frontières africaines naturelles d'avant l'ère de la colonisation (d'avant la conférence de Berlin de 1884). 


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  • TOKO

    Qui est Simao Toko ? Il est né au début du siècle, en février 1918, dans le nord de l'Angola, à Kisadi Kibango.Il est âgé d'à peine trois ans, en 1921, lorqu'un prophète puissant en oeuvres et en paroles, Simon Kimbangu, lui fraie un chemin sur une terre desséchée.

    Dès son plus jeune âge Simao Toko se rebelle face à l'enseignement colonial, et réclame qu'on restaure l'histoire noire de l'Angola. Le Mouvement dont il va prendre la tête s'appelle "Kitawala", et ses adeptes seront pourchasser par le pouvoir colonial belge au Kongo Belge.

    Simao Toko sera arrêté et jeté en prison. Mais l'homme avait quand même eu le temps de fonder son Mouvement Religieux, qui s'étendait déjà du Kongo à l'Angola. Son emprisonnement n'empêchera pas la survie de ce Mouvement très structuré et fort solide. D'ailleurs le Kitawala organisa régulièrement des actions de résistance, de grèves, de désobéissance civile dans le Nord de l'Angola.

    En prison au Kongo Belge, en 1950, Simao Toko et ses adeptes furent souvent maltraités et insultés ; or, il advint que lors de l'une de ces vagues d'insultes dont le chef belge de la prison, un certain "Pirote", était coutu-mier, Simao Toko leva ses mains et demanda aux belges de compter ses doigts (dix doigts), et il leur dit, c'est exactement le nombre d'années qu'ils vous reste ici chez nous ; je vous donne encore dix ans, pas moins, pas plus, pour quitter ce pays, dix ans ! Il ajouta que son armée les survolerait alors.

    Cette histoire est bien connue partout en Afrique Centrale. Cela se comprend aisément, car des milliers de gens ont été témoins d'une chose exceptionnelle le 4 janvier 1959 (on arrivait bien au 10ème doigt de l'annonce de Simao Toko !). Ce jour-là des milliers de citoyens de la commune de Léopoldville [Kinshasa] - et beaucoup d'entre eux sont encore vivants aujourd'hui - ont vu quelque chose de si magnifique qu'aujourd'hui encore la date du 4 janvier est un jour férié public à Kinshasa pour commémorer cet événement.

    Voici ce qui s'est passé : le peuple kinois (les habitants de Kinshasa) se trouvait, à ce moment-là, en pleine rébellion contre les autorités coloniales belges. Mais ce jour-là reste mémorable, parce que des Kinois... des milliers de Kinois ont vu "les Chérubins" apparaître devant l'armée coloniale belge. Des milliers de citoyens de Kinshasa ont vu une armée d'environ un millier de très petits êtres, d'une taille d'enfant ou de nain, ayant des corps très imposants, très musclés. Ces petits êtres, à l'apparence humaine bien que très petits, étaient dotés d'une force exceptionnelle ; des témoins ont vu certains d'entre eux soulever des camions de 5 tonnes avec un bras !

    L'armée coloniale belge ouvrit le feu sur ces Chérubins, mais ce fut sans effet aucun ! Terrifiée l'armée coloniale belge pris la fuite, et aussitôt, les petits êtres disparurent comme ils étaient apparus ! Ce jour, le 4 janvier 1959 est appelé à Kinshasa "le jour de Cherubim et Seraphim" !

    Et quelques mois après cet événement incroyable, le 30 juin 1960, le Kongo belge accéda à l'Indépendance.

    C'est donc exactement dix ans après la prédiction faite, en 1950, par Simao Toko, que les belges chassés furent également contraints de quitter le Kongo Belge, en 1960 !

    A sa libération, Simao Toko reprit son bâton de pèlerin pour continuer sa mission en Angola. Son action aboutira au fait que les missionnaires protestants et catholiques iront à nouveau le dénoncer aux autorités coloniales, l'accusant de subversion et de prosélytisme auprès des Noirs, ajoutant qu'il faisait de la propagande politique afin d'inciter les Angolais à la rébellion. Dès lors, la vie de Simao Toko consistera essentiellement à s'efforcer d'éviter qu' on le tue. Il sera emprisonné en Angola, d'où les Autorités portugaises le déporteront en tout neuf fois ; il passera ainsi 12 ans de sa vie dans neuf prisons différentes ! Cet acharnement des autorités n'avait qu'un but : réduire son influence et anéantir son Mouvement Religieux. Tout cela en vain, le Tokoïsme continuant à se répandre avec succès.

    Dès lors, les Portugais décidèrent de mettre sa tête à prix, ils envoyèrent Simao Toko aux travaux forcés indiquant le montant de la récompense offerte à qui pourrait et oserait le tuer.

    Voici le témoignage du Pasteur Adelino Canhandi qui était cuisinier à Caconda où Simao Toko était aux travaux forcés au moment des faits, témoignage recueilli en 1994.

    « J'étais en train de cuisiner quand j'entendis une voix m'appeler, c'était Simao Toko. Une fois sorti dehors je fus surpris, Toko me demanda de rester là et d'observer, et il me dit une fois de plus le fils de l'homme sera éprouvé", alors je regardai curieusement. Un des gardes portugais vint vers Simao Toko et lui dit "Eh Simao, tu vois ce tracteur là-bas ? Il y a des mauvaises herbes qui l'empêche de tourner, va le nettoyer". Une fois Simao en-dessous du moteur du tracteur, le garde le mit en route ce qui activa automatiquement les grandes lames de l'engin. Simao Toko fut instantanément coupé en plusieurs morceaux. J'étais terrifié. Changeant de sens, le garde mit en marche arrière pour constater les dégâts, le deuxième garde qui était là faisait un signe de victoire, indiquant qu'ils avaient réussi. Puis je vis, avec les deux gardes portugais le corps de Simao Toko se recomposer et se lever. Je n'en croyais pas mes yeux, les deux portugais prirent la fuite. Depuis ce jour, moi et ma famille, sommes des fidèles de Simao Toko ».

    C'est ce jour-là que Simao Toko révéla sa mission dans le cadre d'un plan Céleste.

    En 1960, le Pape JEAN XXIII, en découvrant la présence sur terre de ce fils de l'homme, est prit d'un malaise. Trahissant un serment fait par le Vatican 10ans plus tôt, il décide de ne pas révéler le Troisième secret de Fatima. 40 ans plus tard, le 13 mai 2000, le Pape Jean-Paul II choisit délibérément de mentir à l'humanité impatiente de connaître enfin la teneur du Message de Fatima en divilguant un faux qui laisse sceptiques même les néophytes de cet extraordinnaire mystère.

    Durant la période où il fut déporté pour la neuvième fois, lors de son séjour à Luanda, le Pape Jean XXIII dépêcha du Vatican à Luanda deux émissaires pour rencontrer Simao Toko et lui délivrer un message personnel. Un des deux émissaires tomba malade en arrivant à Luanda et dû être hospitalisé, l'autre fut reçu par Simao Toko, et il lui dit : «je suis un émissaire du Pape Jean XXJII, qui m'a personnellement mandaté pour vous posez une seule question : "Qui êtes-vous ?" ». Nous sommes alors en 1962 (deux ans après la date limite où le Vatican aurait dû divulguer le troisième secret de Fatima).

    Simao Toko répondit ainsi : « Je suis surpris qu'une personne aussi haut placée que le Pape soit intéressée par ma personne au point de vous faire effectuer un voyage de 8.000 kilomètres, juste pour me rencontrer. La réponse que vous devriez donner à votre Maître se trouve dans la Bible, en Matthieu XJ, 2-6 ».

    Voyons un peu ce qu'il y a dans ce passage de Matthieu : «Et Jean dans sa prison entendit les œuvres du Christ ; il lui envoya dire par ses disciples : Es-tu celui qui vient ?, ou si nous en attendons un autre ?" Jésus leur répondit : "Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et que vous voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts se relèvent, les pauvres sont évangélisés. Et magnifique celui que je ne scandalise pas. »

    [La Bible, Nouveau Testament - Bibliothèque de la Pléiade, Mtt. XI, 2-6]

    Au fait, Simao Toko, sachant que le Pape s'appelait "Jean", s'est tout simplement mis ici à la place de Jésus répondant à Jean... se mettant donc, à la place du Prophète qui répond à un homme. Et, le Jean, qui avait entendu parler des oeuvres du Prophète depuis sa prison, devient ici, le Pape Jean XXIII qui, depuis sa prison ("le Vatican") a entendu parler de ce Prophète noir. Intéressant n'est-ce pas ? Qu'attendons-nous pour en parler dans nos cours de religion ?

    Après cela le Pape contacta le dictateur Portugais Antonio de Salazar. Et, le 18 juillet Simao Toko fut à nouveau déporté, cette fois-ci pas dans un coin isolé en Angola, mais au Portugal. Et pour ce faire un avion de la force aérienne portugaise fut utilisé. Abord de cet avion il y avait un prêtre catholique, des membres de la police secrète de Salazar (le PIDE-DGS), le pilote et le copilote. Leur mission était de voler au-dessus de l'Atlantique et de jeter Simao Toko de l'avion loin dans l'océan profond. Le rôle du prêtre catholique étant de briser par des prières les pouvoirs "magiques" de Simao Toko.

    Selon les témoignages recueillis, au moment où les agents de Salazar allaient exécuter leur plan, Simao Toko ordonna à l'avion de s'arrêter... et l'avion s'arrêta, ne bougea plus, il resta totalement immobile ! Toutes les personnes qui étaient à bord commencèrent à demander pitié à Simao Toko. Ce dernier leva les mains vers les cieux, prononça quelques mots, et l'avion bougea à nouveau. Et, Simao Toko, devint au Portugal "un prisonnier politique exilé".

    Il est intéressant de noter qu'il existe également beaucoup de témoignages de "miracles" faits par Simao Toko, comme ce fut le cas pour Simon Kimbangu.

    A maintes reprises les hommes de Salazar tentèrent de tuer Simao Toko, mais en vain. Il était comme invulnérable, on pourrait inventer pour lui un mot nouveau : "intuable". A un moment donné, différents docteurs d'Europe furent invités au Portugal afin de faire une opération sur le corps de Simao Toko, sous le prétexte d'évacuer une soi-disant tumeur de sa poitrine ; cette intervention eut lieu dans un hôpital civil local. Les intervenants ouvrirent sa poitrine du côté gauche du centre de sa poitrine, et ils enlevèrent son cœur qui battait encore. Simao Toko resta là comme mort, son corps couvert de sang chaud. Son cœur fut mis dans une boîte métallique et emmené dans un laboratoire situé dans une chambre voisine. Il y fut examiné, et les docteurs n'y trouvèrent rien d'anormal, c'était un organe, un cœur normal. Or, ils l'avaient incontestablement tué dans cette expérience macabre. Ils furent donc terrifié quand ils virent Simao Toko se lever de la table d'opération, ouvrir ses yeux et leur dire, avec le corps ouvert : « pourquoi me persécutez-vous de la sorte ? Rendez-moi mon cœur ».

    Et, selon les témoignages Simao Toko remit son cœur à sa place et ferma sa poitrine.

    Simao Toko fut relâché, et annonça avant de rentrer en Angola que le règne du colonisateur était terminé, il rentra le 31 août 1974 en Angola, et un an plus tard, le 11 novembre 1975 l'Angola gagna son Indépendance du Portugal.

    Durant les années suivantes, des milliers de personnes ont pu observer la grande cicatrice de sa poitrine, et des milliers de gens ont témoigné que c'était une vue horrifiante, qu'on voyait presque son cœur battre dans sa poitrine à travers cette énorme cicatrice.

    Dans la nuit du 31 décembre 1983 au 1er janvier 1984, la mort de Simao Toko fut annoncée par les médias angolais ; à ce moment-là un tonnerre d'une force séismique et des pluies torrentielles éclatèrent au-dessus de Luanda, capitale de l'Angola. Des rumeurs circulèrent à Luanda disant que c'était les conséquences de la mort du Prophète.

    Un homme, un homme fort de l'entourage du Président de la République d'Angola, Neto, homme qui avait férocement combattu les Portugais pendant 14 ans, était alors l'officier Commandant Paiva. Après avoir entendu que Simao Toko était décédé il se précipita vers l'endroit où le corps était exposé au public, il chercha son chemin à travers une foule de dizaines de milliers de gens, et arriva auprès du corps, alors il demanda la parole et dit : « ce n'est pas vrai que Simao Toko est mort, car il est invulnérable ! ». Or ce même officier avait reçu, 7 ans plus tôt, des ordres pour éliminer pour de bon Simao Toko.

    Il témoigna à ce moment-là devant la foule qu'auparavant, sur ordre de Neto, il avait enlevé avec ses hommes Simao Toko, l'avait emmené à un endroit secret, où ils l'avaient méthodologiquement torturé à mort, agissant sur lui comme un boucher sur une carcasse de viande, qu'ils avaient sévèrement endommagé sa tête, puis ses bras et ses jambes, puis écarté sa poitrine de l'abdomen, ensuite mis le corps dans un grand sac et fermé le sac avec une corde, et enfin caché le tout dans un endroit fermé et secret. Puis, qu'après trois jours ils étaient retournés pour voir le sac et le corps, ou ce qu'il en restait, pour le prendre et le jeter à l'Océan pour les requins.

    Or le sac avait disparu mais soudain ils entendirent, surplombant leurs voix, un bruit comme celui de nombreuses eaux et puis une voix dans ce bruit leur parla disant : « Qui cherchez-vous ? Je suis là» ... c'était bien Simao Toko, en chair et en os, vivant ; à sa vue ils s'étaient aussitôt enfuis en disant : « C'est Dieu, cet homme est Dieu ».

    Et aujourd'hui le Commandant Paiva était là devant le corps de Simao exposé au public, et il refusait de croire que maintenant il était vraiment mort. Ceci se passait en 1984, donc, il n'y a pas tellement longtemps. Beaucoup de gens, encore vivant aujourd'hui, témoignent avoir tué Simao Toko, et l'avoir revu vivant après.

    Autre événement assez surprenant survenu en Afrique, ce fut le témoignage du Pape Jean-Paul II, lors d'un séjour en Afrique centrale vers le début des années quatre vingt, car là, il aurait déclaré ceci : « Dieu est noir, Jésus-Christ est africain et il vit au nord de l'Angola ».

    Il y a quand même de quoi se poser pas mal de questions à ce sujet. On peut, en tout cas en déduire plusieurs informations à retenir, et notamment celle-ci : l'Eglise nous cache beaucoup de choses, elle nous ment le plus souvent et ne dit de la vérité que ce qu'il lui convient de nous dire... en résumé, elle manipule les masses à sa guise et uniquement au profit de ses intérêts à elle !

    D'ailleurs, à propos de mensonges et tromperies, quel est le veritable troisième secret caché de Fatima?

    Nul doute qu'un jour nous saurons cette vérité car comme il est dit "il n'y a rien de caché qui ne doit etre révélé un jour".

    Pour plus de renseignement sur la vie de SIMAO TOCO, vous pouvez vous procurer le livre de Joaquim Albino Kisela "SIMAO TOCO - A Trajectoria de um Homem de Paz" éditeur: Editorial Nzila.

    (Témoignage récupéré sur le site internet de l'association Archive).


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  • Le prophète Lassy Simon Zéphyrin est né le 07 avril 1905 à MPita ( Tchikoungoula) de Sakala Louis et de Tchissimbou Tchingoma. Son grand père s’appelait N’fouka Lassi dont le village Koumbi Libouilika se trouvait à l’actuel emplacement de l’aéroport de Pointe noire.

    Il eu une enfance insouciante comme tout enfant de son âge. Mais dès l’âge de sept ans, fuyant les razzias des miliciens coloniaux; qui enrôlaient de force des jeunes gens pour la construction du chemin de fer Congo-océan, il parti pour le Congo Belge avec son grand frère Louis Sakala en passant par le Cabinda.

    De là, ils gagnèrent la ville de Matadi qui avait déjà son port en eau profonde pour chercher du travail. Après avoir exercé plusieurs métiers (charpentier et menuisier), il s’embarqua sur un navire belge en qualité de crewman.

    En Belgique, dans la ville d'Anvers il fut embauché par un club de boxe en 1935. Il boxa pour le compte de cette entreprise jusqu'au début de la première guerre mondiale.

    lassy

    A la fin de la guerre, il fut démobilisé et pratiqua la danse et la boxe en Europe. A son retour au Congo Francais, par Brazzaville en 1945, il s’installa sur les terres du chef Téké Moungali; et devint planteur. Et c’est là qu’en 1948 il reçu une révélation divine.

    il resta prostré, enfermé et reclus chez lui sans voir personne pendant deux ans! On le prenait pour un fou. Seul un responsable religieux de l’Armée du Salut réussi à l’approcher, tellement il inspirait la crainte avec ses cheveux, sa longue barbe et son regard perçant que personne n’osait affronter. . C’est à partir de là que débuta son premier engagement religieux et spirituel!

     

    Il débuta son ministère vers 1953 à la même période que Malanda Ma Croix-Koma. Il ordonnait la destruction des fétiches, désenvoûtait et soignait les malades à l’aide des prières et grâce à l’imposition des mains.

    Il utilisait également la bougie, l’eau bénite et le linge blanc barré de rouge (mpémvé) pour chasser les démons.

    le prophète Lassy Zephyrin revendiquait la liberté et l’émancipation des congolais sous toutes ses formes et s’associa avec ses pairs Kimbanguistes et Matsouanistes pour dénoncer les exactions commises sur les populations autochtones par l’administration coloniale. Il entreprit une campagne de boycotte contre les missions étrangères(catholiques et protestantes); représentant l’occupant.

    Cette résistance pacifique et messianique lui valu tracasseries, représailles et persécution de la part de l’administration coloniale. Il reçu le soutien du roi Mâ Loango, ancien combattant comme lui et de la plupart de dignitaires vili.

    A l’indépendance, il se recentra sur son ministère de délivrance et de guérison. Le nouveau pouvoir l’aida à s’installer pour consolider la nouvelle nation congolaise par le biais d’une église qui a une assise nationale. Le Lassisme pris tellement d’envergure, que presque tous les ressortissants du Kouilou y étaient membre.

    Des temples du CPA (Christianisme Prophétique en Afrique) poussèrent partout au Congo et dans la sous région: Zaïre, Gabon, Centrafrique, Angola-Cabinda; jusqu’au Nigeria et en Côte d’ivoire..

    En 1968, un grand maître Yogi l’invita à participer à un tournoi en Inde où il fut soumis à des tests desquels il sorti vainqueur. on lui décerna le titre de SRI: Seigneur Roi des Indes.

    Le jour de son retour à Pointe noire après l'obtention de son titre de Seigneur Roi des indes avait été déclaré chômé- payé. Toute la ville avait été décoré aux couleurs du CPA: vert , jaune, rouge bleu et blanc. Une foule bigarrée et joyeuse se massait le long des avenues avec des fanions et drapeaux blancs à la main. Il fut reçu par le président de la République en personne à sa descente du Navire.

    Dans les années 70, le prophète s’impliqua avec le président Marien Ngouabi dans la lutte de libération de l’Angola-Cabinda. Il fit construire des écoles et des dispensaires de brousse qu’il offrit à l’état.

    Jusqu’à sa mort le 24 mars 1974 à Pointe noire, le prophète Lassy Zéphyrin continua de soigner les malades psychiatriques, et les maladies dites mystiques. Le CPA (Christianisme Prophétique en Afrique) est une religion congolaise qui existe jusqu'à ce jour et est reconnu comme très efficace dans la lutte contre la sorcellerie. Le Lassisme fait partie des grands courants religieux africains à l'instar du Kimbanguisme et du Matsouanisme.

    Ses successeurs furent: son neveu le pasteur Sakala louis Gaspard 1974 et son fils le pasteur supérieur Sakala Lassy André 1980. Dirigeant éclairé comme son père; il fut élu député au congres mondial de la paix à Prague(Tchécoslovaquie) en1984.

    A sa mort, La régence du pasteur Abraham Tchilouemba s’ensuivit d’une intermède de quelques années qui pris fin à l’ordination en 2010 de son fils le pasteur supérieur Lassy Antoine V dit le rassembleur. universitaire et homme de culture; visionnaire éclairé.

    Il s’attela des le début à reformer et à reconstruire l’église avec le soutien de toute la famille Sakala Lassy.

    Albert Sakala ( Vauréal France).


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  • mavoungou

    La conquête du Mayombe par les colons et impérialistes français n'a jamais été une promenade de santé, quand on sait que devant eux s'était dressé un redoutable obstacle en la personne de Moe Ndende, le farouche gouverneur du massif forestier. Lequel était opposé à l'entreprise de désacralisation de notre environnement par des étrangers cupides.Il est de notoriété publique que les effets pervers de l'aventure coloniale finiront par lui donner raison.

    MBOUMBOU NDENDE ET MBIOKA NDENDE -GRANDS RESISTANTS DU MAYOMBE

    Le colon a traversé le Congo-Brazzaville du Nord au sud, et reconnu le fleuve Kouilou depuis le bas Kouilou jusqu'à Sounda dans le Mayombe. Les renseignements qu’il apporte dans son carnet de voyage, sont vitaux pour la connaissance de l’Afrique centrale. Ils vont susciter bien de vocations, tant sur le plan missionnaire que les plans politique et économique. Lorsque De Brazza obtient de la Conférence de Berlin, l’administration de « l’Etat indépendant du Congo », en 1885,déjà à cette époque, la "capitale politique" du Mayombe était située à "LOAKA" près de KAKAMOEKA.

    La bataille du Mayombe, c’est donc le combat mené par « l’Etat Indépendant du Congo » pour le contrôle et la mise en valeur de la forêt du Mayombe. Une forêt riche en essences forestières et riche pour les cultures d’exportation : or, diamant , bois, huile de palme et autres. Plusieurs projets de sociétés agricoles et forestières sont à l’étude. C’est le cas de la Compagnie des produits de bois, SCERIMA au port maritime de Magne, première société qui se propose d'exploiter le bois. Plus tard, la compagnie étendra ses activités souterraines à l'exploration de l'or.

    Les colons décidèrent d'envahir le Mayombe pour évaluer l'étendue des richesses du Mayombe. Or les Yombés n’entendent pas voir un étranger venir « dévierger » leur forêt sacrée. Ils décident de lui barrer la route en organisant une résistance opiniâtre conduite par les 2 vaillants guerriers mystico-religieux, le Grand Chef MBOUMBOU NDENDE et son frère MBIOKA NDENDE, tous deux enfants NDENDE NIENGO.

    Le lieutenant DUMONT quitte Pointe-Noire au mois de mai 1895, décidé de traverser l’épaisse forêt du Mayombe envers et contre tout. Il est à la tête de deux compagnies, c'est-à-dire 65 hommes bien entrainés et équipés de fusils perfectionnés. Il s’avance péniblement, rencontrant à chaque étape, une hostilité grandissante de la part des guerriers Yombés conduits par leur vénérable grand Chef MBOUMBOU.

    Les Yombés sont connus pour être un peuple brave, entreprenant, solidaire, contestataire et bagarreur. Il accepte difficilement l’assujettissement et la servitude. Il est fier de ses valeurs et de ses mœurs. Et toute atteinte à son honneur et à sa dignité, est une blessure faite à son amour-propre.

    Le lieutenant DUMONT est jeune, courageux et téméraire. Il ne comprend pas que les coutumes et les traditions des ancêtres, leur vision du monde, leur habitat naturel, sont des valeurs inexpugnables. Alors, dans la profondeur de la forêt, aux environs de MAGNE, une centaine de « guerriers Yombés », armés de fusils de chasse, attaquant la colonne DUMONT.

    Le lieutenant de la Force publique est tué au cours de l’affrontement. Ramené à Pointe Noire, son état de santé est jugé sérieusement préoccupant. Il s’embarque pour la France le 7 septembre 1895. Il ne survit que quelques mois à ses blessures. Il meurt à Marseille, le 8 mai 1896.

    Bien entendu l’échec de la mission du lieutenant DUMONT, ne conduit pas l’administration coloniale à renoncer à l'exploitation sauvage des ressources du Mayombe. Mais l’épisode du lieutenant DUMONT démontre – si besoin était encore – que l’occupation du territoire congolais, n’a jamais été une promenade militaire pour la Force publique Française.

    Les peuples de la forêt et de la savane – depuis 1885 – ont régulièrement dit au « conquérant et à l’occupant » qu’ils n’acceptent pas ses méthodes d’occupation de terrain, ses stratégies de commandement et d’administration, son racisme et sa mal gouvernance.

    Après avoir vaillamment résisté, Albert Londres croise quelques Européens, un Belge "maigre, malade, à qui il manquait deux doigts à la main droite", un Français "malade, maigre, à qui il manquait un doigt à la main gauche et deux à la droite" et un Anglais "qui n'avait pas l'air d'être malade" et qui était "coupeur de bois pour le compte de SIDETRA".

    Le journaliste passe la nuit dans la case d'un autre Blanc, dans une ambiance sinistre. Interrogeant son compagnon d'un soir, il se voit vertement répondre "Je suis malade, les nègres sont malades, le chemin de fer est malade, le bon Dieu, s'il venait sur les chantiers, serait malade !". Bref, les Européens, sur le plan sanitaire, ne sont guère mieux lotis que les Africains. Il rencontre des Blancs épuisés : "Aucun n'avait pu me parler longtemps, on aurait dit que le souffler leur manquait. A mes demandes, ils répondaient par un geste las. Ils étaient des hommes à bout de résistance. La forêt tropicale et le Grand Chef MBOUMBOU NDENDE les avait minés."

    Source: "Les cahiers du Congo-Les mémoires d'outre-mer" -Réné DUMONT. 1919»


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  • 10629741_1564805383765528_6426425462675832376_n

    Fondée  au 13ème siècle par L’INDOMPTABLE   NE–NIMI LUKENI, le royaume  Kongo connut une première pénétration européenne en 1482 par le portugais  DON DIEGO CAO, membre  de l’ordre du Christ  du  PRINCE HENRY LE NAVIGATEUR.

    Des documents historiques stipulent  que ce dernier était à la recherche d’une route pour les indes. Certains murmurent  que les  explorateurs portugais  de l’ordre du Christ (une branche de la franc-maçonnerie) étaient en possession d’un miroir à travers lequel ils ont découvert  la plupart des terres.

    Donc de la même manière que les rois mages découvrirent  la naissance du Christ  par une étoile, c’est aussi de la même manière que les explorateurs portugais  découvrirent le royaume Kongo sur lequel brillait une très grande étoile. Les portugais   furent surpris et étonnés de l’organisation sociale  et politique de ce royaume  et surtout   du raffinement de la cour du roi.

    Le royaume Kongo établit une relation avec le Portugal, qui déboucha sur des échanges commerciaux. Le Kongo reçevait des produits manufacturés, tandis que le Portugal importait  des esclaves et des denrées exotiques.

    Plus tard le Portugal imposa  sa religion, le christianisme,  en envoyant des missionnaires, alors que  les KONGOS croyaient déjà en un Dieu, NZAMBI-A-MPUNGU. Les Kongos croyaient en  une trinité qui forme un, à savoir   LUKANKANSI,  Dieu  suprême du ciel, NZAMBI,  Dieu de la terre,  KALUNGA Dieu des eaux et des choses cachés à l'identique des catholiques qui prient  le Père le Fils et le Saint esprit.

    En imposant le christianisme au  KONGO,  les portugais commencèrent à détruire les coutumes ancestrales,  les  enseignements divins transmis par les ancêtres depuis des siècles. 

    Selon   Le Professeur  COME KINATA, MAITRE ASSISTANT D’HISTOIRE A L’UNIVERSITE MARIEN NGOUABI DE BRAZZAVILLE "La christianisation ne fut qu’un fourrier du colonialisme. Les missionnaires portugais ne furent que les vrais artisans de la colonisation européenne  qui déboucha sur la traite négrière afin d’agrandir le commerce de leurs pays et préparer la source de nouvelles richesses". 

    Les missionnaires, particulièrement les Capucins, qui sont les pionniers de la christianisation du royaume Kongo, furent tout puissant à la cour du Mani Kongo. LE PERE BERNARDO DA GALLO fut  conseiller du Mani Kongo, le ROI PEDRO IV ; il était en quelque sorte son directeur de cabinet. Il contrôlait le pouvoir royal. Bernardo da Gallo  fut un grand bastionner et un brûleur de village,  se comportant  comme un vrai colon.

    La traite négrière instaurée par les blancs  va opérer une gigantesque ponction démographique et déstabilisera considérablement les entités politiques et la société Kongo.  L’arrivée des blancs n’a été que le début d’une ruine économique et social. Plusieurs chefs de province se disputèrent le pouvoir  pendant trois décennies. En 1694, LE ROI PEDRO IV  pourtant légitimé et reconnu par l’ensemble des dignitaires se retirera au nord de SAO SALVADOR, laissant la ville à l’abandon.

    C’est dans un  climat de souffrance et de désordre social  qu’a la fin de l’année 1703 a KIBENGA, une vielle femme au nom de  MAMA APOLONIA MAFUTA eu une vision  de  MARIE , MERE DE JESUS.  

    Elle alla annoncer  à la population sa vision de la vierge Marie  “J’AI  VU LA VIERGE MARIE, ET SON FILS JESUS , ILS SONT NOIRS , ILS SONT ENTOUREES DE SAINT NOIRS ". Elle annonça également que Jésus était fâché contre les Kongos, il était en voie de punir les Kongos, s’ils n’occupaient pas la ville de Sao Salvador.

    La vielle  MAFUTA découvrit une pierre en forme de tête humaine  non loin du mont Kimbangu, qu'elle considéra comme la tête de Jésus. Pendant qu’elle prêchait, une grande foule l’entourait. Elle dénonçait la sorcellerie et tous les objets négatifs ou  “ NKISI”

    Il est à noter qu’à cette époque l’église  chrétienne  des blancs était appelée par les Kongos “NZO A NKISI” et la bible “ NKANDA NKISI”.   MAMA MAFUTA   considérait aussi comme NKISI  les médailles apporter par les prêtres blancs.

    Elle n'était pas seulement chrétienne, mais aussi contre la sorcellerie Kongo utilisée à des fins maléfiques qui avaient pour corollaire la jalousie, la guerre civile. MAMA MAFUTA  considérait la croix des prêtres Capucins comme un objet de domination  des blancs sur le royaume. Pour elle, la croix et les images du Christ blanc constituaient un fétiche très puissant utilisé par les missionnaires.

    MAMA MAFUTA  avait opéré des miracles. Un jour elle avait guéri une femme d’une morsure de serpent rien qu’en la touchant et en récitant le nom de la trinité à savoir  LUKANKASI, NZAMBI ET   KALUNGA

    Les prêtres Capucins demandèrent  au roi PEDRO IV  de mettre aux arrêts  MAFUTA  et de la livrer aux prêtres blancs  pour vérifier sa doctrine. En fait,  l’on cherchait un moyen pour l’éliminer car elle menaçait  l’église  des blancs qui contrôlait le pouvoir royal.

    En  août  1704, une jeune fille de 20 ans nommé  KIMPA VITA (TCHIMPA VITA  OU KIMPA  M’VITA) eut une vision d’un homme  qui lui dit : « Je suis Saint Antoine, j’ai été envoyé par Dieu  pour apporter son enseignement aux Kongos. J’ai longtemps essayé de venir en aide a ce peuple, allant de province en province, j’ai d’abord été à  NZETO, mais  ils ne m’ont pas bien reçu. Ensuite je suis allé à  SOYO, ils ont voulu me battre. J’ai fui et je suis arrivé à  BULA, la même chose m’est arrivée. Actuellement, j’essais ici a Kimbangu et je t’ai choisie ensuite ».

    Saint Antoine pris possession du corps de la jeune  KIMPA VITA, qui fut originaire du Mont  Kimbangu qui était  arrosé par 5 rivières.

    Selon la tradition Kongo, l’endroit où coule une rivière  est un endroit sacré, car il constitue la frontière  entre le monde réel et le monde invisible (la foret et les chutes d’eau  aussi).

    La jeune  KIMPA VITA  fut une NGANGA MARINDA, prêtresse traditionnelle initiée de la société secrète  “KIMPASI”. Elle fut Initiée très jeune dans cette société secrète puis se retira

    La société  KIMPASI  avait pour mission de délivrer  les gens des forces du mal  à travers des cérémonies  d’exorcisme appelées  “MBUMBA KINDONGA”.

    Pour les missionnaires,  la société  KIMPASI fut une société secrète de sorcellerie et la plupart de leurs temples  qui se trouvaient dans la forêt furent détruits par les Capucins, notamment par, LE PERE LUCA DA CALTANISETA  et  LE PERE MARCELLINO D’ATRI

    Par contre, la société KIMPASI  insinuait que les Capucins étaient des sorciers.

    Selon le  PROFESSEUR JHON THORNTON, HISTORIEN DE L’UNIVERSIRTE DE PENNSYLVANIE,  “  LES CAPUCINS AVAIT LE POUVOIR DE DETECTER QUELQU’UN QUI ETAIT NDOKI”.

    Les Capucins étaient également à mesure  d’anéantir le kindoki. LE PERE JUAN DE ROSA dans la ville de  MBWELA fut accusé d’avoir ensorcelé  la duchesse  Kongo  DONA INES  et sa sœur. Cette affaire engendra  une grande palabre et fut étouffée par les Capucins.

    Le PERE MARCELINO D’ATRI passait  une grande partie  de son temps sur le mont kibangou qui était un endroit sacré pour les Kongos. Chaque année, les populations avoisinantes jetaient des offrandes dans la rivière  MBIDIZI.

    Les missionnaires considéraient ces  offrandes comme  des cérémonies païennes auxquelles il fallait mettre un terme. Au contraire,  les Kongos pensaient  que  les missionnaires voulaient s’accaparer du pouvoir spirituel du mont kibangou.

    D’ailleurs, une très grande pierre appelée  « LUNSUNZI »  s’y trouvait. Cette pierre fut détruite par les missionnaires alors que les autochtones la considéraient comme une protection.

    En  ECOSSE  par exemple, jadis les rois étaient couronnés  sur une pierre appelée la pierre de la destinée,  qui selon la tradition écossaise, octroyait au nouveau roi le pouvoir de la gouvernance.

    KIMPA VITA,  possédée par l’esprit de Saint Antoine, annonça  à sa famille, sa vision. Elle leur fera  ensuite part de l’ordre divin qu’elle avait reçu : celui de prêcher la vraie religion des NE-KONGO.

    KIMPA VITA commença à prêcher sur le mont kibangou, la montagne sacrée et ensuite elle se dirigera vers le palais royal pour demander au  ROI PEDRO IV de se joindre à elle  pour  prier le vrai Jésus afin de restaurer le royaume gangrené par  la guerre, des dissensions et des déchirures sociales.

    Selon le  PERE  BERNARDO DA GALLO, « LES ARBRES TORDUS OU TOMBES SE SONT REDRESSEES AU PASSAGE DE KIMPA VITA ET LES PORTES  DE L’ENCEINTE DE LA PALISSADE ENTOURANT LE PALAIS DU ROI SE SONT OUVERTES D’ELLES MEME, POUSSEES PAR DES MAINS INVISIBLES ».  

    KIMPA VITA disait nous avions aussi des saints dans le royaume Kongo. Les gens s'arrachaient chacune des miettes tombés de sa main; on lèchait avec dévotion les gouttes d’eau, qui tombaient de sa calebasse paysanne. Elle rendait féconde d’un simple attouchement, les ventres stériles. 

    KIMPA VITA  disait que  les blancs avait blanchi Dieu  pour  leur profit, elle disait qu’un nouveau royaume allait naître..

    KIMPA VITA, a illuminé son entourage par sa foi et ses prières. Ses cérémonies  étaient ponctuées d’incantations, prières, transes (en kikongo KIMPEVE) et contorsions, prédications et chants divers « SALVE, SAO ANTONIO ! AVE MARIA »

    KIMPA VITA  avait dit que la terre sainte est le Kongo, les pères de l'église était des africains et que saint Antoine est le plus important de tous les saints, il est le patron des humbles et des  démunis.

    KIMPA VITA  avait également confirmé les enseignements de MAMA MAFUTA, la première à avoir vu la vierge Marie sur la terre kongo.

    Les enseignements des capucins  selon lesquelles  l’église était originaire d’Europe et que les pères d’église  était des blancs était donc erronées.  C' était du   « BUNGUNGU ».

    L’histoire de l'église est une histoire africaine, une histoire Kongo.  JESUS CHRIST  est née à  MBANZA KONGO. Quand le catéchisme parle  de  BETHLEHEM, c’est MBANZA KONGO, que Jésus était baptisé à Nazareth, en réalité c'était au nord de la province de NSundi.  Marie était une esclave de  NZIMBA MPANGUI quand elle avait enfanté le divin enfant Jésus Christ.

    KIMPA VITA était toujours entourée d’une foule immense. Le  PERE BERNARDO DA GALLO parla d'environ 80 milles conversions par KIMPA VITA.

    Même DONA MARIA  HIPOLITA, l’épouse du roi  PEDRO IV, s'était aussi ralliée au  BUNDU DIA MAMA KIMPA VITA.

    Kimpa Vita  était décidée à restaurer le royaume Kongo. Son message était un cri « M’LOLO » pour le rassemblement  pour la renaissance  du  royaume. Selon elle, l’homme blanc était originaire d’une pierre en argile appelée  FUMA en kikongo et les hommes noirs sont originaire  d’un arbre  appelé MUNSANDA.

    L’arbre et la forêt sont des symboles du monde invisible, et les esprits des ancêtres vivent dans des lacs et les océans « nsimbi ». L’ECORCE DE L’ARBRE MUNSANDA était la matière avec laquelle  on avait enveloppé Jésus à sa naissance et que toute personne  qui sera habillée  de cette écorce du munsanda recevra la bénédiction de Nzambi–a-Mpungu.

    Tous les adeptes de Kimpa Vita furent vêtus  d’habits faits de l’écorce du munsanda. Selon toujours Kimpa Vita, l’arbre connu sous le nom de  TAKULA, dont l’écorce produit une sève rouge, est le sang de Jésus qui pouvait transformer la vie.

    MAMA KIMPA M’VITA  , a prêché à LEMBA , MBANZA KONGO(SAO SALVADOR), MULUMBI, EVULULU, MBULI, NSUKA, MALEMBA (ROYAUME DE NGOYO, UN VASSAL DU ROYAUME KONGO). Ses disciples ont prêché  à LUVOTA (PROVINCE DE MBAMBA), à MBANZA SOYO, à NZETO , NSUKULU, MATARI NZOLO ET NKUSU NZONZO.

    LE PERE BERNARDO DA GALLO , tout puissant à la cour du Roi  n’appréciait pas les déviations du dogme chrétien.  Pour lui  les antoniens menaçaient la foi.  Pour Kimpa vita , le père Bernardo da gallo était un jaloux, un ndoki.

    Beaucoup d’autochtones avait abandonné les  églises  des blancs , Kimpa vita avait acquis un prestige qui menaçait celui des  missionnaires.

    Kimpa vita, ipso facto était devenue une  menace considérable  qui pouvait conduire a la chute de l'église,à  la défaite de la théologie chrétienne, donc à la perte du contrôle du royaume par les missionnaires.

    Il fallait trouver une astuce pour l'éliminer . Les missionnaires  finiront par trouver l’astuce  quand elle tombera enceinte dit -on  de son fidele compagnon et enfantera un garçon. Les capucins profiteront de cette occasion pour dénoncer l’imposture au conseil royal qui était d’ailleurs  sous l’ influence des missionnaires .

    selon le   PERE BERNARDO DA GALLO  dans son rapport envoyer a Rome,   MAMA KIMPA VITA  fut juger  selon la loi traditionnelle kongo.

    Pourtant  selon   cette  loi traditionnelle , la virginité n’est pas obligatoire avant le mariage et une fille mère n’est pas rejeté.

    Kimpa vita  refusera d’abjurer publiquement. Le conseil royal sous la présidence  de  DOM BERNARDO , LE VUZI A NKANU, LE GRAND JUGE, assisté du SECRETAIRE  ROYAL MIGUEL DE CASTRO   prononcera la sentence de mort  pour hérésie , crime de nature religieuse et mensonges, après un procès  monté de toute pièce par les capucins.

     

    Kimpa m’vita   fut exécuter le 2 juillet  1706, elle fut bruler sur un grand bucher . Elle est morte avec le nom de Jésus en bouche,   UNE GRANDE ETOILE ETAIT APPARUE SUR LE LIEU DU SACRIFICE, APRES  QUE SON CORPS FUT BRULER, LES CENDRES  FURENT ENCORE REBRULES ET DISPERSES  DANS  UN ENDROIT  INCONNU pour que personne ne les utilises comme relique.

    Les missionnaires exprimait par la, la forme la plus absolue de méchanceté, ils confirmait aussi   l’étiquette que les avait attribues  Kimpa vita  DES VRAIS NDOKIS , des véritables NKADI A MPEMBE

    POUR LES ANTONIENS, LA forme physique de saint Antoine  n’existait plus  mais son esprit demeurait et des rumeurs circulait  que Kimpa vita devait se réincarner  quelque part  au  KONGO ,.

    D’ailleurs quelques jours après son exécution quelqu’un  avait dit que l’on avait aperçu Kimpa vita dans Mbanza kongo.

    La véritable histoire de Kimpa vita est connue de source orale  qui date du 18 siecle  et a travers les églises qui sont nées des siècles après sa mort dont celle de SON EMINENCE   SIMON KIBANGU, EMINENCE DIANGUENDA KUNTIMA, SIMON MPADI,

    A TRAVERS LE KIBANGUISME, L’EGLISE TOKOISTE  DU PROPHETE  SIMAO TOKO QUI PARLE DE LA NEGRITUDE DE JESUS CHRIST OU CELLE DES NGUNZA de  TATA NTUADISI ANTOINE NGOKO QUI LANCE LE MEME CRI POUR LE RASSEMBLEMENT » MAZINGA MLOLO » LANCE PAR KIMPA VITA DEPUIS LE 18 SIECLE.   Pour  la restauration  du  royaume Kongo  .

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     ARSENE FRANCOEUR NGANGA

     MFUMU  KI KUIMBA


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