• sarkozy

    S’il y’a un sujet  qui sera au cœur de la prochaine campagne présidentielle française c’est  bien celui de l’immigration. Mais vous entendrez aussi parlé d’un nouveau concept qui devrait faire mouche comme solution aux problèmes de la pauvreté en Afrique : Le co-développement.

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    Les principaux candidats à l’élection présidentielle française n’y vont pas par quatre  chemins.

    Ségolène Royal au Forum mondial des droits de l’homme qui s’est tenu à Nantes du 10 au 13 juillet 2006 déclarait : « La question de l’immigration ne peut être déconnectée de la question du co-développement. C’est par le droit des familles à vivre dans leur pays d’origine que l’on mettra fin à l’immigration clandestine. Pour cela il faut réussir le développement des pays pauvres. »

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    Nicolas Sarkozy le 29 mai 2006 déclarait à Cotonou  : « Il est donc urgent de mettre en place une grande politique de co-développement qui facilitera la mobilité des personnes et la réinstallation volontaire en Afrique de migrants. Et c'est ensemble que nous devons organiser les migrations pour sortir de l'impasse actuelle et en faire un véritable atout en faveur du développement, mais aussi de la tolérance et de l'amitié entre l'Afrique et la France. »  

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    Philippe Douste-Blazy Ministre des affaires étrangères français  s’est lui aussi mis à cette mode du co-développement  en expliquant dans l’Express du 10 Novembre 2005 ce qui suit : « L’approche sécuritaire doit être abordée mais elle ne serait résoudre le problème. Il faut surtout avancer en matière de co-développement »

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    Le co-développement c’est quoi ?

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    C’est la solution que la France a trouvé pour essayer de réduire l’immigration. Il  répond à deux priorités :

    • Inciter l’épargne des migrants à s’investir dans leur pays d’origine et abaisser le coût du transfert de cette épargne
    • Ensuite travailler avec la diaspora technique et économique, médecins, ingénieurs, infirmières… afin qu’ils montent des projets dans leur pays d’origine.
    • Il peut aussi s’agir d’aide au retour des migrants.

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    L’Ensemble des transferts financiers de la diaspora africaine de France représente plus de l’équivalent du montant de l’aide public au développement  apporté par l’hexagone.

    Les autorités françaises ont arrêté deux grandes priorités de la politique française de co-développement :

    • La canalisation de l’épargne des migrants vers l’investissement productif dans leur pays d’origine.
    • La mobilisation des diasporas hautement qualifiées au bénéfice de leur pays d’origine.

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    Elles souhaitent par exemple la création d’un plan d’épargne développement qui serait calqué sur le plan d’épargne logement, mais servirait à réaliser des investissements dans les pays d’origine.

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    La France pense que le  co-développement réduira à terme  les flux migratoires. Quelle belle utopie !

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    La France ne veut pas que l’Afrique se développe

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    Depuis l’accession des pays africains francophones à l’indépendance, la France leur rabâche  sa volonté de voir l’Afrique sortir de la pauvreté et de la misère. On ne compte plus les discours de ses présidents successifs prônant une aide pour l’Afrique. Or si la France voulait réellement le développement de l’Afrique noir, cela  se saurait,  puisque c’est elle qui dispose des leviers de développement de la plupart des pays francophones. Son premier levier c’est l’installation au pouvoir de chefs d’états et le second est la gestion du Franc CFA.

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    Comment se fait-il que le paysan africain n’ai pas accès au crédit alors que la France tient le levier monétaire de la zone ? Pourquoi veut-elle maintenant utiliser l’argent des migrants pour financer des investissements productifs alors qu’elle ne le fait pas avec le Franc CFA ?

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    Pourquoi voudrait-elle d’ailleurs gérer les fonds des migrants ? Si ce n’est pour avoir un œil sur cette masse monétaire qui lui échappe.

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    Si les migrants présents en France transfèrent une partie des fonds financiers en Afrique c’est d’abord parce que la France a installé au mépris des règles internationales dans ces pays africains de véritables incompétents dans le but de ne pas permettre le développement de ces pays. Cette politique des gouvernements français de gauche comme de droite favorise la pauvreté de masse et l’immigration. Le co-développement  qui est prôné aujourd’hui caractérise l’échec de la politique française de coopération avec ses anciennes colonies.

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    Pour que le co-développement prenne corps, il faut d’abord que la France ne s’immisce plus dans les élections en Afrique ; qu’elle cesse de soutenir des personnages sans projet et vision pour leur pays ! Il faut moraliser les relations entre la France et ses anciennes colonies. Cette moralisation redonnera confiance à la population et permettra un investissement plus accru de l’argent des migrants vers leur pays d’origine.

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    Avant de promouvoir, le co-développement, il faut commencer par promouvoir la démocratie, l’organisation d’élection honnête et transparente en Afrique, il faut lutter contre la corruption des dirigeants africains et de leurs amis occidentaux.

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    C’est seulement quand la France donnera des signes dans ce sens qu’il faudra croire à sa volonté nouvelle du développement de l’Afrique.

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    Les Africains refusent de se développer.

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    On parle beaucoup dans l’opinion internationale de la nécessité du développement de l’Afrique sans se poser la question de savoir si les Africains veulent vraiment se développer. Axelle Kabou dans son ouvrage intitulé « Et si l’Afrique refusait le développement ? » se livre à une réflexion qui devrait inspirer plus d’un.

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    Pour elle, l’Afrique est sous développée et stagnante parce qu’elle rejette le développement de toutes ses forces. Ce rejet du progrès ne s’affiche nulle part, il se débusque sous le costard trois pièces ou sous le boubou traditionaliste. Les injections massives de capitaux n’y pourront rien. Il faut d’abord désintoxiquer les mentalités, remettre les pendules à l’heure et placer l’individu face à ses responsabilités. Beaucoup d’Africains pensent que leur destin doit être pris en charge par des étrangers.

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    A l’heure ou l’Asiatique prend sa destinée en main il faut que l’africain fasse de même pour trouver  des solutions endogènes à ses problèmes.

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    C’est d’ailleurs, ce que N Krumah en bon chantre du panafricanisme défendait en 1963 à Addis-Abeba. Il affirmait : « Nous ne pouvons plus nous permettre d’aborder nos problèmes de développement, de besoin de sécurité au rythme lent des chameaux et des ânes. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser subsister la brousse envahissante des attitudes désuètes qui nous freinent dans notre démarche vers la réalisation la plus complète et vers l’élévation constante du niveau de vie du peuple ! »

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    Au regard de N Krumah, sans changement de mentalités et d’attitudes, les Africains ne se développeront pas.

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    Amadou Mahtar Mbow par exemple écrit ceci : « Ce qui m’a frappé au Sénégal comme dans beaucoup de pays africains, c’est qu’il n’y a pas d’enthousiasme créateur. Aujourd’hui tout se passe comme si nos sociétés étaient bloquées et que leur sort ne dépendait que d’interventions extérieures à caractère économique et financier. Or un pays ne peut assurer son avenir dans de telles conditions »

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    Face aux  attitudes et aux mentalités des africains, il apparaît que le co-développement  initié par la France n’est qu’un artifice pour se donner  « bonne conscience ».  La diaspora aura beau envoyer de l’argent en Afrique, si les mentalités ne changent pas, cet argent n’ira pas dans l’investissement productif mais dans la consommation courante.

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    Le co-développement le baume pour soigner les effets néfastes de la mondialisation néo-libérale.

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    Le co-développement c’est la nouvelle forêt censée cacher les effets néfastes de la mondialisation néolibérale. Cette mondialisation est le rouleau compresseur qui broie l’espoir et les vies humaines en Afrique (Aminata Traoré : Le viol de l’imaginaire).

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    Les dérèglements de l’économie mondiale favorisent l’endettement chronique de l’Afrique et sa soumission aux puissances occidentales via les institutions de Breton Woods.

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    Aminata Traoré affirme : « L’Afrique n’a certainement pas toujours eu droit aux dirigeants qu’elle méritait, mais elle n’a pas non plus connu que des dirigeants malhonnêtes, incompétents et corrompus. Le fait que l’ensemble des états africains soient aujourd’hui confrontés à des difficultés semblables et que celles ci persistent même en cas de changement d’équipe en dit long sur l’importance des facteurs externes dans le sabotage des économies et des démocraties africaines »

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    Ce néolibéralisme qui pousse l’Afrique  à ouvrir ses marchés à des économies plus puissantes que la sienne entraîne un processus de dépossession et d’appauvrissement généralisé qui favorise des conflits dévastateurs dans notre continent.

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    Le co-développement  proposé par la France ne règlera pas les privations engendrées par la fluctuation des prix des matières premières, les suppressions d’emplois dans la fonction publique, la baisse des bourses d’études qui sont des causes essentielles à la crise actuelle de l’Afrique.

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    L’Argent et le savoir-faire  des migrants serviront donc à soulager une plaie qui semble  inguérissable sans une profonde réflexion sur les effets dévastateurs du néo-libéralisme.

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    Conclusion

    Le co-développement  ne peut constituer une approche globale de lutte contre la pauvreté en Afrique. Elle ne peut prendre corps sans un changement de mentalité et d’attitude de la France et des africains. La France doit  prendre conscience du mal que sa politique de coopération cause en Afrique. Les Africains doivent sortir de leur mendicité habituelle pour prendre leur destin en main. l’Afrique attend de la France : 

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    ·        Quelle promeuve la démocratie et les droits de l’homme au lieu de soutenir des chefs d’états criminels.

    • Quelle  réoriente la mondialisation néolibérale actuelle au profit de l’être humain.

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    Que la France laisse s’installer en Afrique une véritable élite responsable qui trouvera des solutions endogènes à son développement !  Elle verra que les Africains  retourneront chez eux bâtir la nouvelle Afrique et elle pourra mettre à la poubelle sa nouvelle politique de co-développement. En continuant à soutenir des dictateurs, il n’y aura pas de co-développement  possible mais un accroissement de l’immigration dont les conséquences pour la France et l’Afrique seront désastreux.

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    Kovalin Tchibinda<o:p></o:p>

    Mail : kovalin@tchibinda.fr

    Blog :http://kovalin.oldiblog.com 


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  • Le peuple congolais vit sur une terre opulente qui renferme du Pétrole, du bois, des métaux précieux, et des minerais rares. Malheureusement en raison de l’incompétence de ses élites, la misère lui colle à la peau.

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    Pays riche en théorie, il est classé selon le PNUD grâce à son indice IDH (Indicateur de développement humain) 144e pays dans le monde sur 177 ; juste après le Togo.

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    Ses routes sont impraticables, ses hôpitaux des mouroirs, ses écoles sont d’une qualité médiocre, l’eau et l’électricité sont devenues des denrées rares. La corruption a atteint des niveaux inégalés. L’état est inexistant.

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    Cependant le peuple congolais à travers sa société civile semble frapper d’une myopie qui le rend passif face à la gestion du régime actuelle. Il faut dire qu’il a payé un lourd tribut lors des guerres  de 1993 et 1997. On peut comprendre sa passivité actuelle face à la gestion du régime Sassou. Il n y’a aucune lutte, aucune grève pour dénoncer le pouvoir en place. Chacun vaque à ses occupations comme s’il n y’avait rien à faire. Les putschistes  se pavanent dans les principales villes du pays, narguant le peuple et il n’y a personne pour les inquiéter.

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    Les Congolais se sont réfugiés dans la prière et dans les buvettes. Les églises de réveil ont quadrillé les principales villes du pays et endorment le peuple en attendant l’arrivée d’un sauveur hypothétique avec des discours qui tirent leurs sources  de l’épître de saint Paul  aux Romains : « Que chacun se soumette aux autorités à charge ! Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu et celles qui existent sont  constitués par Dieu… »

                                                      

                                                                   La poubelle de Brazzaville

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    Les buvettes,  malgré la misère et la pauvreté sont toujours pleines à craquer. Elles sont le lieu pour exhiber quelques pas de "Dombolo" et surtout s’enivrer de bière ; boisson la plus accessible aux congolais. Que Sassou doit être heureux depuis sa tour pétrolière de voir ce peuple dans cet état, dansant sur des rythmes qui encensent des hommes sans éthiques et sans honneurs ! Avez vous écouté Extra Musica  premier groupe musical congolais? Il fait  l’apologie de  personnages douteux et corrompus. Et vous avez des congolais qui dansent sur ces rythmes qui frisent  le  ridicule. Regardez-les  danser des rumbas où l’on parle de ‘Nguli’, d’ ‘Otsombé’, de ‘Bouya’, de ‘NDengué’ de ‘Dabira’… l’élite du peuple congolais.

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    Ils ont tellement bien travaillé pour leurs concitoyens qu’ils méritent d’être adulés par des musiciens.

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    Ce qui m’écœure le plus, ce sont les valeurs que transmet ce régime aux  enfants. Ces derniers doivent s’imaginer que l’ascension sociale au Congo ne peut se faire que via la criminalité économique. Le système des valeurs en cours au Congo conduira à une amplification dans les prochaines années  de la délinquance financière, de la prostitution. Bref de la décadence morale, la vertu n’étant plus une qualité dans ce pays mais un vice.

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    Il est vrai que Sassou Nguesso avait prononcé dans les années 80  une phrase devenue célèbre au Congo : « Le ridicule ne tue pas ».Vingt ans plus tard, il a réussi son pari en introduisant dans la conscience des futures générations, qu’il est convenable et préférable  de voler, de tuer, plutôt que de travailler et d’être honnête.

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    En plus ça rapporte gros en terme d’image, puisqu’on peut être célèbre grâce à des musiciens incompétents et irresponsables  qui perpétuent ce mal au lieu de le dénoncer.

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    Les Congolais semblent toujours prompts à faire la fête. Il faut dire que les occasions ne manquent pas. Outre les anniversaires et les mariages, le taux de mortalité élevé favorise les cérémonies de retrait de deuil. Dites leur qu’il y’a la  bringue quelque part, ils  se battront  pour avoir le meilleur costume, la meilleure chaussure et iront faire la fête. Mais dites-leur d’aller braver le pouvoir en place, alors là tout le monde se défile.

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    Récemment deux activistes des droits de l’homme qui militent pour une meilleure transparence dans la gestion des revenus pétroliers ont été arrêtés pour des raisons fallacieuses. Combien de congolais dans la rue pour dénoncer le complot ? La manifestation de soutien contre l’arrestation de Christian Mounzeo et Brice Makosso organisé à Paris par des congolais n’a compté qu’une dizaine de personnes. Mounzéo et Makosso auraient été exécutés,  personne n’aurait bronché. Heureusement pour eux les organisations internationales étaient là pour les sauver. J’imagine que les Congolais qui souhaitent s’engager  pour leur pays doivent se dire, à quoi bon se donner de la peine  pour un peuple aussi passif et inactif ?

     

     

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    Et pourtant quand vous écoutez les Congolais, ils sont très politisés. Toujours la sagaie à la bouche pour attaquer un adversaire. Mais tout cela ne semble être que du vent. ‘Beau parleur’, appréciant   ‘Paraître ‘ plutôt qu' 'agir’, le Congolais  est le prototype de la réussite de la colonisation française en Afrique. Il se glorifie même de parler un français limpide et sans accent démontrant la profondeur de son aliénation mentale. Une certaine ethnie au Congo se fait même passer pour des ‘blancs’ comme si c’était le summum de la condition humaine.  Les Congolais ont perdu leur patriotisme, le sens du combat commun pour un mieux être. Ils ont fait le choix de baisser leurs yeux pour échapper à la mort. Ce qui est tout à fait rationnel. Mais alors !  Qu’il ne se plaigne pas  de leur  misère !

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    Je peux comprendre sa résignation. Je sais !  Les cobras sont aux aguets  partout pour traquer toute velléité de  résistance.

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    Rousseau en son temps  affirmait d’ailleurs que « le silence seul des citoyens suffit à rejeter un gouvernement non reconnu » il ajoutait en plus « qu’il est du devoir des peuples de se soumettre s’ils y sont contraints par une féroce répression. »

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    D’autres penseurs comme Max Weber sociologue allemand ont apporté un bémol à la thèse de Rousseau en affirmant, qu’il est toujours possible de résister à un gouvernement pourvu que l’on prenne  le parti d’accepter la mort plutôt que de céder. Pour Weber, « l’état ne peut exister qu’à la condition que des hommes dominés se soumettent à l’autorité revendiquée par les dominateurs ». On ne peut donc pas revendiquer son droit à un gouvernement meilleur, si on a pas résisté jusqu’à la mort à celui qu’on tient pour mauvais.

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    Je me sens plus proche de la thèse de Max Weber que celle de  Rousseau.

    Loin de moi l’idée de donner des leçons à quiconque. Je vois déjà les adeptes des vociférations inutiles m’attaquer et s’insurger. Mais la réalité est là. Les Congolais sont incapables de mettre hors d’état de nuire un régime qui ne lui procure même pas le minimum vital. Par son silence, son manque de mobilisation, sa passivité il est  co-responsable de sa misère. Et il n’a  qu’à s’en prendre qu’à lui-même.

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    Certains analystes et puristes me diront que je ne tiens pas assez  compte dans mon analyse de l’aspect extérieur notamment des liens entre la France et Sassou Nguesso. Mais cette France, Avons nous tenté de la convaincre que ses intérêts seraient mieux garantis si la démocratie et le développement s’amorçaient au Congo ?

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    Voilà donc un peuple qui habite sur une terre riche et généreuse,  qui à 80% vit avec moins de 3 dollars par jours, qui souffre et trime mais qui danse sur des rythmes encensant ses bourreaux, qui consomme tous les jours de la bière fabriquée par des entreprises  dont ses persécuteurs sont les  actionnaires, qui laisse ses oppresseurs s’exhiber  devant eux avec son propre argent.

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    Voilà donc un peuple qui au lieu de lever la tête, la baisse continuellement dans les églises de réveil pour ne plus jamais la relever en sortant de ces lieux de cultes, perpétuant indéfiniment une dictature indigne.

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    Voilà donc un peuple qui ira bientôt se prosterner devant Sassou Nguesso à Dolisie alors qu’il faut boycotter cette fête d’indépendance pour dénoncer sa gestion clanique du pouvoir.

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    Voilà donc un peuple qui doit prendre son destin en main pour démentir l’assertion simpliste que « Tout peuple mérite ses dirigeants ».

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    Le peuple congolais doit savoir ce qu’il veut. S’il veut la démocratie, la liberté, un avenir meilleur pour ses enfants, alors seule  la résistance face à la dictature me paraît indispensable.

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    S’il veut maintenir Sassou  Nguesso et sa famille au pouvoir, alors qu’il continue à se vautrer dans les buvettes et les églises et surtout qu’il ne se plaigne pas de son sort car personne à part lui-même ne l’en sortira.

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    Kovalin Tchibinda<o:p></o:p>

    Http://kovalin.oldiblog.com<o:p></o:p>

    Mail: kovalin@tchibinda.fr.


    3 commentaires
  • Dans un pays ou la lepénisation des idées est déjà très avancée. Que peut bien signifier le soutien majoritaire des Français à leur équipe nationale de football alors qu’elle est constituée en majorité de noirs ?

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    Après la crise des banlieues, de décembre 2005, un sondage de l’institut TNS-Sofres sur l’image du front national dans l’opinion réalisé par le monde et RTL montrait que de moins en moins de français rejettaient les positions de Jean Marie Le Pen.

    Et pourtant 6 mois plus tard des milliers de Français se sont rués  sur la plus belle avenue du monde, après chaque victoire de l’équipe de France  pour  soutenir une équipe composée en majorité de nègres.

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    Que peut-il bien se passer dans la tête de ceux qui se reconnaissent dans les idées du Front National mais qui néanmoins soutiennent l’équipe nationale Française ?

    La starisation des joueurs contribue t-elle à l’effacement temporaire de la couleur de  peau des joueurs noirs de l’équipe de France ? On peut se poser la question.

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    La réalité c’est que le football ne contribue pas à l’intégration des populations noires dans la société française. Le principal stéréotype qui colle à la peau des populations noires, c’est qu’ils ne sont bons que pour le sport. La science, la technologie, l’intelligence aux blancs, le sport, la danse aux noirs.

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    D’ailleurs, connaissez -vous un noir faisant partie des instances dirigeantes du football français ?

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    Il serait utopique de penser comme ce fut le cas après la coupe du monde de 1998 remportée  par l’équipe de France, au  renforcement de la solidarité nationale française(Black-Blanc-Beur) grâce au sport.

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    L’anesthésie sociale réalisée au cours de ce mois de coupe du monde n’est qu’un  répit dont l’effet disparaîtra dans quelques semaines.

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    La France reprendra alors sa ‘merveilleuse’ politique d’expulsion des étrangers noirs  en situation irrégulière, son soutien à ses valets locaux africains véritable génocidaire de leur peuple, sa domination économique et politique qui empêche le développement des peuples d’Afrique noirs.

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    La coupe du monde 2006 n'aura été comme d’habitude que  l’opium temporaire du peuple.

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    Kovalin Tchibinda

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