• Kovalin TCHIBINDA KOUANGOUUn cobra nommé à Vindza

    Yoka et Sassou  doivent sûrement nous  prendre pour des crétins. Un nordiste nommé député dans la région du Pool. Franchement qui peut croire à cette farce ? Heureusement que nous  savons, que leur constitution illégale et taillée sur mesure rend caduque et de nul effet leur pseudo élection-nomination  truquées et sans intérêts.

    Une lecture de Théophile Obenga

    Je me suis amusé à relire quelques extraits du livre de Théophile Obenga intitulé « Pour le Congo-Brazzaville- Réflexions et Propositions ». Ce dernier reconnaissait que le sentiment national, la flamme patriotique, le sens de l’Etat et du devoir étaient encore bien mince au Congo-Brazzaville. Mais au fait ! Pourquoi en 36 ans de pouvoir au nord, n’a-t-on pas réussit à faire émerger ce sentiment national ?

    La question nationale

    Alors que depuis près de 3 ans grâce aux conférences sur  la Tribalité, nous avons mis au centre du débat politique congolais, la question nationale,  Emmanuel Yoka Ministre de l’injustice de la junte au pouvoir au Congo-Brazzaville propose maintenant que soit engagé une réflexion sur la problématique nationale. Qui a dit que mes propositions n’étaient pas suivies par le dictateur et son clan ?  Je pense qu’un pouvoir illégitime issu d’un coup d’Etat sanglant et génocidaire n’a aucune légitimité pour  organiser une telle réflexion.

    Le barrage de Sounda

    Dans mon article la Tragédie du Sud, je faisais allusion au refus  du  clan au pouvoir de construire le barrage de Sounda. Dans mes vœux  à la nation du 15 janvier 2012, j’appelais les fils de Loango à se mobiliser afin que les ressources pétrolières issues de nos terres servent aussi  à développer notre merveilleuse région : le Kouilou. La réponse du dictateur  Sassou ne s’est pas fait attendre : Dans son dernier discours devant son assemblée croupion fraichement nommée, il a annoncé le lancement d’une étude de faisabilité du barrage du Sounda après 28 ans d’exercice du  pouvoir. Sachant qu’il est le dictateur  des « promesses concrètes non réalisées », il n y a aucun espoir qu’il construise ce barrage situé au Sud du Congo. Qui vivra verra !

     

    Kovalin TCHIBINDA KOUANGOU


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  • Kovalin Tchibinda KouangouBonjour

    Je mets à votre disposition cette réflexion du Colonel  Daniel  NKounta. Il devient de  plus en plus difficile d'être sudiste (Kongo) au Congo-Brazzaville. Les Kongos subissent de plus en plus un mépris auquel il va falloir mettre fin si nous souhaitons que le Congo-Brazzaville reste un pays uni.

        Kovalin Tchibinda Kouangou

    J'ai donné ma vision sur la scission du Congo-Brazzaville dans l'article intitulé Ce que je pense publié dans le magazine Afrique Education de Juillet 2012

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    Le mois de septembre qui a permis à SASSOU NGUESSO, le « Pol pot d’Oyo », de revenir au pouvoir afin de conjurer la ruine d’une République démocratique telle que mise en place par la « Conférence nationale souveraine », sera dans l’histoire de notre pays, le dies nefastus. Son retour au pouvoir consommé, l’homme a immédiatement entrepris d’inhiber toutes les fonctions vitales d’une République, par la rédaction d’une « Constitution » aux apparences démocratiques de par son revêtement extérieur, mais en réalité, il s’agit, des « pandectes (du grec pandectai) », autrement dit, un recueil juridique, compilé sur l'« ordre secret Otwere », nous pourrions parler de Digeste mboshi. Par Daniel NKOUTA.

     

    nguesso-sassou

    Initié puis élevé à la dignité de « Kani » dans l'« ordre secret Otwere », SASSOU NGUESSO, investi des pouvoirs à la fois civils, militaires, judiciaires et religieux, administrateur, général en chef, juge suprême et grand prêtre élu par l’« assemblée curiate mboshi », s’est vu conféré l’« auctoritas principis » par cette « assemblée tribale », en vertu de l’« auctoritas patrum », le pouvoir de confirmation des « lois mboshi » que détient la curie au travers de l'« ordre secret Otwere », et a été choisi à vie par la même « assemblée tribale ».

    Dépositaire de la puissance tribale qui a fait de lui l’« empereur mboshi », il s’est cru ainsi investi de l’imperium par lequel, ignorant le caractère républicain de notre pays, SASSOU NGUESSO s’est alors employé à habiliter certains magistrats originaires de la Cuvette, à délivrer le jus respondendi, le droit de délivrer une consultation juridique qui a une valeur quasi-officielle, en marge du droit contenu dans notre « Code de procédure pénale ».

    Chez les Mboshi en effet, le « Kani », qui n’est pas nécessairement homme intelligent et sage, car même Dominique OKEMBA est « Kani », jouit d’un caractère sacrosaint en raison de la puissance occulte, qui lui confère une immunité certaine, le rendant juridiquement intouchable. Comme jadis chez les Romains, il jouit du titre de souverain pontife pontifex maximus, et lui confère cet ascendant politique sur les institutions, qui a permis à SASSOU NGUESSO de s’accaparer peu à peu les pouvoirs appartenant aux magistratures officielles, transformant en même temps le parlement en une simple « commission » placée sous sa dévotion, la fonction de Président de Sénat comme celle de l’« Assemblée dite nationale » étant désormais purement honorifiques. Le parlement est désormais contrôlé par le « PCT », succursale de l'« ordre secret Otwere », car c’est lui qui en assure le recrutement. Ayant les mains libres pour assumer le pouvoir législatif, SASSOU NGUESSO va, comme l’empereur romain, consacrer un certain nombre de formules juridiques qui vont expliquer ce pouvoir législatif du Kadhafi d’Oyo : « Quod oyo principi placuit legis habet vigorem (Traduction : Ce qui semble nécessaire au prince d’Oyo a force de loi) », « Oyo princeps legibus solutus (Traduction : Le prince d’Oyo n’est pas lié par la Loi)  ».

    Et comme il a délégué cette capacité de nuisance, aux magistrats du Nord nommés ici et là dans ce qui tient lieu de juridictions étatiques, nous venons d’assister à un scandale spectaculaire dans le procès intenté contre deux Avocats du Pool-koongo, Maîtres Hervé Ambroise MALONGA et Gabriel HOMBESSA, à l’issue duquel, le Procureur de la République, s’est cru obligé d’appliquer une logique qui ressortit du « droit pénal mboshi », condamnant Maître Hervé Ambroise MALONGA pour délit d’usurpation de titre, en violation du dispositif légal : « Ita jus esto (Traduction : Que cela soit le Droit !) ».

    Malgré la décision du Tribunal qui condamne Maître Ambroise Hervé MALONGA à quatre mois de prison ferme, et bien que le condamné ait effectivement purgé sa peine, le Procureur, rebelle à la décision des juges, s’obstine à maintenir sa victime en prison. Abus de pouvoir, overdose du pouvoir, il faut que les sudistes comprennent que le pouvoir est au Nord et pas ailleurs.

    Si le silence du Procureur Général près la Cour d’Appel de Brazzaville Monsieur MOUNKALA MOUKOKO sur cette détention arbitraire, bénéficie des circonstances atténuantes du fait de ne pas être du pouvoir, ce que nous comprenons aisément, en revanche, que le Procureur Général près la Cour Suprême laisse faire de tels errements, cela s’apparente à de la complaisance voire de la complicité ; c’est à croire, qu’il s’agit là d’une décision politique prise en haut lieu, et le Pool-koongo prend simplement acte.

    Maître Aimé Emmanuel YOKA, Député Mboshi de Vindza, Ministre de l’injustice et des droits inhumains, ne nous vaincra pas, en tout cas pas moi, que l’obstination d’un Procureur pourtant en charge de faire respecter la loi et les décisions de justice, de maintenir arbitrairement en détention un citoyen  élargi par la justice, ne lui a pas été rapportée. Que tous ceux de nos parents des pays de Mpangala qui ont encensé YOKA pour la députation dans notre terroir, avec la bénédiction de NTUMI, le porteur de couteaux, sachent que nous leur demanderons des comptes le moment venu.

    Cet article n’est pas publié en vue d’espérer un revirement chez ces magistrats au service de la tribu ; je voudrais simplement en appeler à l’attention de l’opinion dite nationale, afin que l’on sache, qu’on n’est jamais le plus fort et que tôt ou tard, la loi de la dialectique voudra que le plus fort d’aujourd’hui soit placé en position de faiblesse, et les choses, qu’on le veuille ou non, finiront bien par se modifier. Chacun ce jour là devra répondre de ses crimes, et que personne ne s’avise alors à crier à la chasse aux sorcières au revanchisme hargneux, une telle humiliation ne sera jamais sans réparation : Verba volent, scripta manent, il nous faut caser toutes ces humiliations par écrit, afin que, si jamais le moment arrive plus tard, la postérité se souvienne, et n’oublie pas son devoir de réparation. Il nous tuerons, ils ne font que cela depuis des années, mais jamais ils ne parviendront à nous exterminer : nous sommes de la race de ceux que l’on tue, mais que l’on ne déshonore pas impunément.

    Il nous faut en tout cas nous demander désormais, en quoi Sassou Nguesso est-il le garant de la « cohésion nationale » ? J’interpelle tous ceux qui comme Patrick GNOKA, qui, sur Internet, s’acharnent à stigmatiser mon approche réputée mille fois de tribaliste, je m’en moque, car, pour ma part, je n’ai jamais prêté serment pour assurer l’« unité nationale » ; tout le contraire de SASSOU NGUESSO. Par quelle théorie les Patrick GNOKA et consorts peuvent-ils espérer justifier de tels comportements, qui doivent faire dire à Pascal LISSOUBA là où il se trouve avec un sourire narquois : « Les changements, même les plus souhaités ont leur mélancolie ».

    J’ai jusqu’ici attendu sereinement, le moindre signal comportemental le moindre acte du pouvoir du Nord qui vienne contrarier ma conviction tribale, afin de me persuader que l’« unité nationale » du Nord au Sud est la solution et l’avenir du Congo. Tous les actes posés par SASSOU NGUESSO et son clan au contraire, me convainquent du contraire.

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    Robert Poaty Pangou justifie la scission du Congo-Brazzaville


    Robert Poaty Pangou justifie la scission du... par ktchibin


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  • Vue de la salleLa question de la conscience nationale est au cœur de l'avenir du Congo-Brazzaville. Je suis convaincu que ce débat est essentiel si nous voulons un jour construire au Congo-Brazzaville,  une véritable nation.

    Mais que faire? Comment la construire cette conscience nationale?

    La conscience nationale, c'est à dire le sentiment d'appartenir à une nation, accompagnée d'une valorisation de cette appartenance ne constitue pas un phénomène spontanée.

    Herbert Kelman a dit: " Qu'une élite ne peut réussir à activer la conscience nationale  s’ils n'existent pas des sentiments nationaux à mobiliser".

    Pour ma part, je pense que nous devons mobiliser le sentiment ethnique à travers la Tribalité (qu'est ce que le concept de tribalité?) et non le tribalisme pour construire une conscience nationale.

    L'erreur que nous avons commise depuis l'indépendance c'est d'avoir culpabilisé l'identité ethnique en tribalisme. On a voulu par ce fait gommer l'ethnie au nom de la lutte contre l'ethnocentrisme pour le triomphe de l'unité nationale.

    Or 52 ans après les indépendances, les ethnies se révèlent comme des réalités aussi vivaces et je suis convaincu que nous devons faire avec l'ethnie dans le processus d'édification de la conscience nationale.

    C'est en cela que le concept de Tribalité vient réparer l'erreur originelle des  pères de l'indépendance qui ont voulu construire une conscience nationale en gommant l'ethnie.

    Aujourd'hui au Congo-Brazzaville, il n ya pas de conscience nationale mais une conscience politique  qui se caractérise par son objet: Le pouvoir.

    Le maintien du pouvoir au Nord répond à cette conscience politique. Or cette conscience est toujours partisane.

    Je ne suis pas sûre que ce soient  les hommes politiques congolais ou africains qui manipulent l'ethnie; je crois au contraire que les hommes politiques africains se nourrissent de notre hygiénisme culturel (1). D'ailleurs pourquoi s'en priveraient-ils ?

    Nous ne devons jamais oublié que la démocratie est née de la tribalité grec.

    Selon Alain Tallon  la conscience nationale française s'est construite dès le 16 e S d'abord sur un sentiment religieux notamment la chrétienté. Je crois que la conscience nationale congolaise s'édifiera à partir de notre Tribalité.

    Pour moi, tout Congolais et africain est comme un arbre dont les racines sont dans sa Tribalité, le tronc dans sa Nationalité et son feuillage dans le Panafricanisme. (2)

    Il est essentiel pour nous de construire une conscience nationale non pas sur des valeurs importées mais sur nos réalités socio-culturelles à travers la Tribalité.

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    Kovalin Tchibinda Kouango

      (1)    Axelle Kabou : Et si l’Afrique refusait le développement

       (2)    Article du Lion de Makanda sur le message de nouvel an 2012 à la nation de KTK


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