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    Je viens de recevoir dans ma boîte mail une réflexion de Bertin MALANDA et de Brice NKEOUA de l'association BISHIKANDA DIA POOL qui ne peux laisser personnes indifférents. Vous devez absolument lire ce texte.

    Bonne journée. Et bonne lecture

    Kovalin TCHIBINDA KOUANGOU


    En quoi la non-intégration des Nordistes aux valeurs républicaines est-elle une vraie menace pour le Congo ?

    On peut définir l’intégration aux valeurs républicaines comme étant le processus qui permet à une personne ou à un groupe ethnique de se rapprocher et de devenir membre de la communauté nationale par l'adoption de ses valeurs républicaines, de son histoire et des normes de son système social, économique et politique.

    Mais, plus de 50 ans après l’indépendance du Congo et l’annexion  à ce pays des territoires du KAMERUN allemand par le colonisateur français, grande est la désillusion des Congolais en général car, après tant de dépense d’énergie de Jacques OPANGAULT pour l’intégration du nord aux valeurs républicaines et, après d’énormes sacrifices de l’État Congolais pour faciliter cette dernière ; les générations politiques qui ont succédé à celle de l’honorable OPANGAULT dans le nord, n’ont jamais accepté de se soumettre à la République qui les a pourtant tout donné, à ses valeurs et à ses règles de jeu politique quel que soit le régime politique en place au Congo (monopartisme ou démocratie multipartite). D’ailleurs, c’est à cause de leur « BIZALÉLI YA MABÉ », c’est-à-dire, leur comportement antirépublicain que tout ce qui a vie dans le pays, disparaît et, le Congo rentre dans le cycle de la violence, des accidents terribles, des élections en trompe-l’œil, des discriminations ethniques et de guerre civile. Dans le Congo entre leurs mains, la patrie, le patriotisme et le drapeau national ne représentent plus rien ni l’honneur d’être Congolais. Pas étonnant dans ces conditions que beaucoup de Congolais, qui sont démocrates et républicains ne les tiennent plus en haute estime. Plus que jamais, les réflexions concernant leurs gouvernances sont au centre des débats dans le pays et dans la diaspora.

    Interrogeons-nous donc sur les menaces que la non-intégration aux valeurs républicaines des nordistes fait peser sur le Congo. Quelle menace sur le plan national ?

    Quelle menace sur le plan national?

    Avant de rentrer dans le vif du sujet, définissons tout d’abord ce que l’on appelle patrie et patriotisme.

    Patrie : Étymologiquement, terre, pays des pères.

    Patriotisme : Amour de la terre où l’on vit (patrie), qui conduit à accepter de mourir pour la défendre.

    En effet, la non-intégration aux valeurs républicaines des générations politiques qui ont succédé à l’honorable JACQUES OPANGAULT dans le nord, tue la patrie et le patriotisme. De nombreux Congolais s’interrogent actuellement pour savoir, si la relève politique d’OPANGAULT dans le nord aime aussi le Congo comme ce dernier car, pour exister la patrie a besoin d’une constitution qui est sacrée comme la Bible chez le chrétien, le Coran chez le musulman ou la constitution d’Anderson chez le franc-maçon. La constitution d’un pays est composée d’articles qui peuvent être comparés aux versets de la Bible. Si la Bible guide la vie du Chrétien, le Coran du musulman et la constitution d’ANDERSON du franc-maçon ; la constitution d’un pays fixe les grandes lignes et guide la vie de la nation, c’est-à-dire, elle fixe les grands principes de droit, les valeurs républicaines et les règles de jeu politiques. Aimer le Congo comme OPANGAULT, c’est d’abord respecter la constitution du Congo et la défendre en cas d’attaque ou d’abrogation unilatérale par un usurpateur. L’acte d’abroger unilatéralement une constitution peut être interprété comme déchiré la Bible, le Coran  ou la constitution d’ANDERSON  et, se torcher les fesses avec les feuilles déchirées. Un tel acte aucun démocrate, aucun chrétien, aucun musulman et aucun franc-maçon ne peut l’accepter. Nous avons du mal à comprendre qu’il y ait encore aujourd’hui des démocrates, des chrétiens et des francs-maçons congolais et étrangers qui soutiennent SASSOU NGUESSO, celui-là même qui a abrogé unilatéralement la seule constitution aux origines réellement populaires dans toute l’histoire du Congo : la constitution de 1992. De par leurs comportements, beaucoup de Congolais ne croient plus à la patrie et au patriotisme. Et, lls ne tiennent plus en haute estime les loges maçonniques du Congo-Brazzaville qui avaient intronisé SASSOU NGUESSO grand maître, également ils ne tiennent plus en haute estime l’opposition Congolaise qui vend chaque jour son âme et l’avenir du Congo pour acquérir de l’argent ou des postes auprès de SASSOU NGUESSO, lui, que certains avaient qualifié pourtant de malheur du Congo en 1997, ils ne tiennent plus en haute estime enfin les religions et les église du Congo au service du pouvoir de Brazzaville. La valeur absolue de toute chose, n’est-elle pas la vie (de la patrie et des Congolais) ! En donnant à l’argent et au poste de député ou de ministre de SASSOU NGUESSO la valeur de la vie malgré les crimes, ces gens-là ont démontré par leurs comportements, par leurs « BIZALÉLI » qu’ils n’ont ni patriotisme, ni l’amour de la patrie en eux.

    Pourtant, Fulbert YOULOU (conférence de Brazzaville du 15-19 décembre 1960) dans un discours qui fait office de testament politique, nous montre la voie à suivre lorsqu’il affirme : «… Constatons tout d’abord la fin de l’ère coloniale. Avec l’indépendance, nos États sont entrés à grands pas dans l’histoire. Ils sont au rendez-vous de l’histoire. Mais l’histoire leur impose sa loi : pour survivre, l’indépendance exige l’établissement d’une base économique saine. Il nous faut respecter les obligations de la vie technique et économique du siècle. Il nous faut bâtir en conséquence notre solidarité économique […], établir entre nous des liens économiques privilégiés, afin de constituer un bloc cohérent susceptible de soutenir le dialogue avec les pays industrialisés[...].A vrai dire, la préoccupation essentielle africaine est la personne humaine. Il s’agit sans doute pour les États de développer des cultures, des techniques, des industries, mais il s’agit surtout, pour eux, de mettre l’homme en mesure de pouvoir devenir librement tout ce qu’il doit être, compte tenu de tout ce qu’il est, de participer davantage, d’une manière personnelle et responsable au devenir de sa communauté… » Cette formule empruntée à Fulbert YOULOU est une invitation pressante à mettre la vie (humaine et de la nation) au centre de toute activité politique à la fois comme prémisse et comme finalité. Cette conception s’impose à nous comme une exigence.

    Parce que, au centre de toute politique raisonnable il doit y avoir l’idée du bien-être commun de toute la population sans distinction aucune. Cette idée est difficile à voir dans les politiques menées par les générations qui ont succédé à OPANGAULT dans le nord. Nous ne pouvons sans doute pas l’atteindre avec leur non-intégration aux valeurs républicaines. Cette idée est capitale car, elle est universelle et, elle est la cause même de leur échec. En refusant d’indemniser les sinistrés du Pool, Niari, Bouenza, Lékoumou et Brazzaville sud, c’est  cette idée du bien-être commun que SASSOU NGUESSO a tué. Or, c’est cette idée de bien-être commun qui engendre la lumière politique et façonne le vivre ensemble entre Congolais. Aussi, c’est cette idée qu’il faut mettre au cœur de la justice si l’on veut sortir le Congo et les Congolais du gouffre. Par contre, en indemnisant  seulement les sinistrés de MPILA sans faire quelque chose pour les autres sinistrés, la génération qui a succédé à OPAGAULT, oppose les bons sinistrés du nord aux mauvais sinistrés du sud. Des signes révélateurs de la misère existent maintenant dans le Pays. On dirait que nos frères du nord vivent dans un système spécifique disposant en théorie des territoires : ici c’est chez nous et là-bas, ce n’est pas chez nous ! C’est peut-être pourquoi, les gouvernants nordistes de l’après OPANGAULT se comportent en chef de clan. Par exemple, avant l’acceptation du Congo à l’initiative PPTE, le régime en place justifiait son manque de volonté politique de mettre en place un plan de cohésion sociale pour aider les départements du sud à retrouver le niveau précédent le conflit par la dette et les arriérés de payement qui avaient crû, rendant soient disant la situation économique du pays insoutenable. Mais aujourd’hui quelques années après l’annulation de cette dette, rien n’a changé dans le sud et, ce ne sont pas les municipalisations accélérées qui changeront quelque chose car, ces départements ont besoin d’un vrai plan de cohésion sociale pour arracher les sinistrés dans la pauvreté et reconstruire les villages détruits maison par maison.

    Mais, il faut le dire haut et fort que la non-intégration aux valeurs républicaines des générations politiques qui ont succédé à l’honorable JACQUES OPANGAULT dans le nord, nous empêche d’atteindre les objectifs énoncés par Fulbert YOULOU. Le pire est que, entre vengeance et réconciliation par la tenue d’un vrai dialogue national sans exclusif, ces générations ont opté pour la vengeance. Raison pour laquelle, SASSOU NGUESSO refuse la tenue de ce vrai dialogue national sans exclusif, l’unique occasion qui nous reste pour porter un regard apaisé sur le passé et pour vivifier le vivre ensemble entre congolais, comme OPANGAULT et YOULOU en 1959. Les successeurs politiques d’OPANGAULT au contraire utilisent les moyens de l’État comme arme de guerre pour écraser les autres. À titre de rappel, c’est depuis bientôt jour pour jour 40 ans dont plus de 30 années avec SASSOU NGUESSO comme président de la République, que le Congo-Brazzaville ne profite qu’à la minorité ethnique qui a la chance d’être née sur cette partie appelée le nord. À la différence de celle d’OPANGAULT, la génération politique au pouvoir actuellement n’a jamais accepté de se soumettre à la République, à ses valeurs et aux règles de jeu politique mises en place par consensus. Pourtant, le pouvoir démocratique se fonde sur un système légal et rationnel, c’est un système fondé sur le respect des formes, des procédures et, l’individu n'est pas propriétaire de sa fonction. Le principe qui veut qu’il n’y ait rien de public au Congo que l’on puisse dire appartenir de droit à l’un et non à l’autre, mais n’est pas respecté. Les Nordistes pensent que le pouvoir leur appartient. Ce que nous connaissons et dont nous sommes tous témoin, c’est que depuis que cette génération a repris le pouvoir par les armes, l’Etat Congolais n’assure plus ses missions, il est pris en otage faute d’intégration aux valeurs républicaines des gouvernants.

    D’autre part, la non-intégration aux valeurs républicaines des générations politiques qui ont succédé à l’honorable JACQUES OPANGAULT dans le nord, est à l’origine des conflits armés qui causent des milliards de CFA de dégâts dans le pays et détruisent des milliers de vies, réduisant à néant des années de développement. Le désastre causé par les générations politiques qui ont succédé à OPANGAULT, a brisé tous les ressorts et souillé toutes les âmes au Congo. Il faut le dire, à chaque fois qu’un nordiste est au pouvoir, tout ce qui a vie dans le pays disparaît. Aujourd’hui, le Congo traverse une zone de forte turbulence. Il n’est pas victimes comme cela a pu être le cas dans le passé à des occasions par un ennemi de l’extérieur. Cette fois, le mal est plus profond, puisqu’il doit faire face à ses ennemis de l’intérieur, c’est-à-dire aux hommes politiques (pouvoir et opposition) et aux militaires ethnico tribaux qui refusent de s’intégrer dans la République, aux valeurs républicaines et aux règles de jeu politique. Ces gens-là font vivre en permanence notre pays sous la menace de l’épée de Damoclès. Ils dressent les membres de leurs ethnies contre la république et ses valeurs comme des « pitbulls ». Ils désignent un bouc émissaire (souvent le Sudiste), cerveau penseur, à l’origine des valeurs qui les empêchent d’accéder ou de conserver le pouvoir d’après eux et, ils exercent une violence sur lui pour susciter l’adhésion du groupe ethnique à leur démarche. Maintenant que nos écailles des yeux sont tombées, nous voyons que le recours à la violence contre le Sudiste n’est pas un acte gratuit, mais a pour effet recherché de porter atteinte à la république, à ses valeurs républicaines et aux règles de jeu politique. Pour ceux qui ne le savent pas, la domination politique et militaire est donc le salaire de cette violence. C’est pour cette raison que le coup d’État 1997, l’abrogation de la constitution de 1992 et la guerre civile, ne sont pas le fruit du hasard, mais de la volonté humaine qui a eu pour seul but de provoquer l’explosion de la nation en groupe ethnique ; afin de reprendre un pouvoir perdu par les urnes en 1992 et changer unilatéralement le nouvel ordre politique tout en s’assurant de son contrôle.

    D’ailleurs, l’expérience prouve, chaque jour, que les esprits sont en effervescence ethnique constante au nord du Congo et, qu’ils perdent fréquemment, de ce fait, tout esprit critique. Par exemple, les Nordistes donnent comme excuse à leurs impardonnables crimes, massacres et horreurs : l’action militaire des « NINJAS », l’action militaire de « COCOYES » et la guerre civile de 1959. Ils ne parlent plus curieusement du contentieux né suite à la prolongation du mandat de LISSOUBA par la cour constitutionnelle en 1997. Pourtant il n’est pas dans les attributions d’un groupe ethnique de rendre la justice ni de réparer les injustices commises par l’État congolais. Ce travail de justice indispensable est fait par des tribunaux réguliers ou d’exception, qui sont habilités pour effectuer ce travail. Il ne peut être toléré que des groupes ethniques ou des individus sans responsabilité ni mandat s’érigent en justiciers. Il est donc vrai que ces générations politiques ont obscurci l’esprit des nordistes et, ces derniers ont oublié que l’État et ses valeurs sortis de l’indépendance ou de la conférence nationale souveraine a été mis en place pour notre bien-être commun à tous. Ces gens ont réussi leurs rêves de tromper les Congolais. Les actions violentes répétées contre la république, ses institutions et ses valeurs, ont pour objectifs de reverser les acquis de la conférence nationale souveraine de 1991, de faire disparaître à jamais le régime démocratique issu de cette conférence nationale souveraine, d’affaiblir les bases de la légitimité démocratique et de déstabiliser la société congolaise.

    C’est également à cause de la non-intégration aux valeurs républicaines que ces générations politiques qui ont succédé à l’honorable JACQUES OPANGAULT dans le nord, nous pondent des régimes qui sont appuyés par deux forces : le groupe ethnique (le nord) et l'armée (militaires du nord). L’armée joue un rôle très important dans la vie politique congolaise car, elle intervient pour mettre fin à la démocratie républicaine et pour empêcher tel candidat ou Parti capable de battre SASSOU NGUESSO à l’élection présidentielle ou ses proches de se présenter. Aussi, après chaque élection en trompe-l’œil, c’est encore elle qui empêche les élus de prendre le pouvoir. C’est cette même armée qui a obligé le gouvernement légitime de LISSOUBA et les élus de l’époque à s’exiler. C’est aussi elle qui a massacré les Congolais dans le sud. L’armée est au service des nordistes puisqu’ils sont majoritaires par rapport aux effectifs militaires. Raison pour laquelle, un officier de l’armée congolaise nous a affirmés un jour : « la démocratie républicaine ne sera valable au Congo que dans la mesure où l’armée (le militaire Nordiste) n’est pas en désaccord. Si les Congolais choisissent par entêtement un autre président que la volonté de l’armée du nord, les militaires du nord en porteront au pouvoir un autre nordiste plus ou moins longtemps sans investiture populaire. Et, si par malheur SASSOU NGUESSO est battu électoralement, l’armée bloquera le processus. L’armée est devenue pour les nordistes un vrai groupe de pression. » La non-intégration aux valeurs républicaines des générations politiques qui ont succédé à l’honorable JACQUES OPANGAULT dans le nord, a mis l’épée Damoclès sur la démocratie républicaine congolaise. Nos compatriotes du nord pensent que ce que l’on leur arrose c’est la vérité. Ils ne croient plus à la communauté nationale, au vocabulaire de la démocratie et aux valeurs républicaines. Pour eux, la démocratie est synonyme de complot contre le nord et,  rien n’est mis en place pour les convaincre. Bien sûr beaucoup des frères du nord nous disent que nous savons plus long que le commun de mortels sur cette question. Reste à se demander si en savoir plus est en savoir beaucoup plus, au point à exhiber comme trophées de guerre dans les rues de Brazzaville, les têtes tranchées des Sudistes dans le POOL, BOUENZA, NIARI et LEKOUMOU pendant la guerre civile.

    Et, la non-intégration aux valeurs républicaines de la génération politique qui a succédé à l’honorable JACQUES OPANGAULT dans le nord, renforce le sentiment d’être victime de pillage organisé chez tout Congolais. Le pillage de l’État a été malheureusement généralisé et, beaucoup des nordistes se sont enrichis illicitement. Le sentiment d’être victime de pillage et de corruption de la part des Nordiste est tellement grand chez tout Congolais et, beaucoup des Congolais clament haut et fort que YOULOU a eu raison de dire publiquement aux Congolais avant de remettre sa démission : «attention peuple Congolais, il faut prendre conscience car, les générations après nous ne viennent que pour l’argent, elles n’ont rien à vous offrir, elles n’ont rien à offrir à vos enfants et à vos petits-enfants. Elles ne pensent qu’à l’argent mais pas au bonheur des Congolais et au Congo ! » Le comportement des gouvernants actuels, confirme cette vérité. Leur ambition est claire, piller, détourner les ressources du pays pour bâtir le nord en retard. Mais, en retard avec quel département ? Des gens apparemment qui n’ont hérité d’aucune richesse de leurs familles, se sont constitué une grosse fortune sur le dos de l’État Congolais en toute impunité. Nous le savons tous qu'avec les maigres salaires de la haute administration publique, de préfet, de député ou de président de la République, personne ne peut justifier sa grosse fortune ni même SASSOU NGUESSO. Ils ont tous profité (ou profitent tous) de leur position à chaque fois qu’ils accèdent à un poste de responsabilité. Ils détournent l’argent du contribuable congolais, pillent le patrimoine de l’État et pratiquent le conflit d’intérêts. Au Congo, les agents de l’État et les membres du gouvernement ne sont pas au service de l’État mais à leur propre service. Deux exemples confirment cela : l’affaire des biens mal acquis de la famille SASSOU NGUESSO en France, l’affaire GUNVOR (les commissions versées à des proches du président du Congo-Brazzaville Denis SASSOU NGUESSO, Blaise ELENGA et Denis Christel SASSOU NGUESSO) pour obtenir le marché et l'argent de la corruption blanchi en Suisse. La maison Congo est devenu une maison de honte, des voleurs, des pleure et de malheur. Le principe qui veut que les agents de l’État soient au service du peuple n’est pas respecté par les frères du nord. Personne ne veut payer pour ses fautes, ils veulent tous mourir au lit et transmettre le fruit de leur pillage en héritage à leurs familles. La nation congolaise au temps d’OPANGAULT et YOULOU, n’a jamais connu une telle décadence. Le relèvement exige plus de ressources, plus d’état et plus de respect des valeurs républicains.

    De ce fait, nous disons qu’il y a forcément un désordre dans les cerveaux des Congolais en général pour que ce qui doit, ce qui devrait, ce qui est fait pour nous rendre heureux, pour diriger notre vie, pour nous commander se trouve, au contraire renversé, par nous-mêmes. Comme des sorciers, nous ne nous contentons pas de nous tourner vers le bien-être commun. Il y a dans le congolais en général quelque chose de mauvais, de méchant, sinon comment expliquer le soutien des compatriotes du nord à SASSOU NGUESSO, celui-là même qui a détruit la loi suprême issue de la conférence nationale souveraine de 1991 et, qui a provoqué un grand désordre dans le pays. Nous souhaitâmes pourtant tous sans distinction le changement à la conférence nationale souveraine en 1991 après 32 ans de monopartisme marxiste dont 12 années sous la dictature de SASSOU NGUESSO. Lorsque nous y pensons, disons-le, il y avait une très grande joie dans le pays, c’était de la joie suprême qu’un peuple puisse jouir. Mais, malheureusement, nous nous sommes laissé distraire par ces hommes politiques sans rêves qui ont brisé une fois de plus ce beau rêve du bien-être commun. Il y a forcément un désordre dans nos têtes. Les Congolais qui s’éveillaient, se cherchaient et qui sentaient l’utilité et la nécessité de former une nation unifiée, semblent perdre tout espoir, à cause des « BIZALÉLI YA MABÉ » de la génération politique qui a succédé à l’honorable OPAGAULT dans le nord du pays, c’est-à-dire, à cause de leur non-intégration aux valeurs républicaines. On tant que citoyens congolais, nous sommes très tristes pour notre patrie : coup d’État en 1997, l’abrogation unilatérale de la constitution de 1992, massacres à grande échelle dans le sud, discriminations ethniques dans l’administration publique, la police, l’armée et la gendarmerie, pillages des deniers publics, corruption et conflit d’intérêts. Le drapeau national ne représente plus rien ni même l’honneur d’être Congolais.

    En plus, il y a toujours une période où ce qui est caché surgi avec cette génération politique. Nous le constatons maintenant que la gestion du pouvoir par les nordistes est un véritable désastre, dont les séquelles perdureront très longtemps aux Congo à cause de leur non-intégration aux valeurs républicaines. Dans notre pays actuellement, l’image du nordiste des générations qui ont succédé à l’honorable OPANGAULT, est associée à celle d’un antidémocrate-tribaliste qui fait passer le nord avant la nation. Et, sur le plan politique, le modèle démocratique qui comprend trois éléments essentiels : la désignation des gouvernants par des élections aux suffrages universels, l’existence d’un parlement ayant de larges pouvoirs, une hiérarchie des normes juridiques assurant un contrôle des autorités publiques par des juges indépendants et, dont le seul but est d’empêcher que le pouvoir soit trop fort pour préserver les libertés des Congolais, est considéré comme une vraie menace, comme une vipère qu’il faut écraser la tête avant d’être mordu. La seule façon pour eux d’accéder aux responsabilités, c’est la destruction des fondations de la république, c’est-à-dire, la destruction des valeurs républicaines. Aucune élection organisée par cette génération ne pourra être juste, transparente et crédible car, une seule personne décide, contrôle le pouvoir, l’armée, administration, la justice etc. C’est aussi lui qui a la mainmise sur toutes les élections et décide. Le besoin de démocratie ne pourra jamais être atteint sans intégration aux valeurs républicaines et sans respect des règles de jeu politique. Mathias DZON découvre cette vérité à GAMBOMA.

    Raison pour laquelle, nous affirmons que les frères du nord ont allumé dans la maison Congo un feu qui s’est transformé en brasier. Et, ce feu consume tout sur son passage. Comme, ils sont incapables de l’éteindre, il se retournera forcément contre eux-mêmes. Les Congolais n’ont pas formé une nation en vue de la seule existence matérielle, mais plutôt en vue de la vie heureuse de tous. Car, autrement les éléphants du nord formeraient une nation, eux qui broutent l’herbe tous les jours en groupe. La nation Congolaise au contraire c’est une communauté du bien-être commun pour tous sans distinction d’ethnies. Il faut que ce qui soutient SASSOU NGUESSO sache que, la justice n’est pas avec eux. S’ils meurent aujourd’hui, ils partiront condamner, non pas par les Congolais, mais par les lois, la constitution, les valeurs républicaines, Les Règles de jeux démocratiques que SASSOU NGUESSO a abrogés unilatéralement car, ce que la volonté d’un peuple lie, c’est Dieu qui le lie ; un individu ne peut pas le délier. La haine de l’autre n’est qu’une illusion cultivée par cette génération politique de l’après OPANGAULT pour conserver le pouvoir pour soi. Certes, ils ont réussi à conserver le pouvoir pendant 40 ans au nord, mais cela commence à montrer ses limites, car tout le nord n’est pas traité à la même enseigne. Et, ce gouvernement n’a pas un bon remède pour guérir les blessures de ces crimes au nord. C’est avec un grand retard que le nord redécouvre la raison pour laquelle Jacques OPANGAULT avait refusé de travailler avec cette génération politique maudite. Le seul remède possible pour le nord et pour le sud : c’est plus de république et plus de respect des valeurs républicains. Il a fallu ça pour se rendre à l’évidence que cette génération était nulle politiquement. Elle est incapable de formuler une vision et de définir un projet mobilisateur.

    Enfin, nous le voyons très bien que toutes les coutumes, toutes les croyances ne peuvent pas être légitimées au regard des valeurs que notre société tient historiquement, juridiquement et politiquement supérieures. Oui certains usages sont condamnables, il ne serait pas concevable que dans un Congo qui prône l’unité nationale et le vivre ensemble que c’est les coups d'État ou le repli sur le groupe ethnique qui puisse constituer le fondement du pouvoir. Dommage qu’en 2012 qu’il y ait encore des Congolais qui pensent que pour accéder au pouvoir et pour le conserver, il faut tuer l’État républicain, ses valeurs et les règles de jeu politique mises en place par consensus. Notre société est donc minée dans ses fondements et, il y a de plus en plus d’incertitude sur notre avenir collectif. Le défi à relevé est d’autant plus difficile puisque le recule de l’État est la disparition du patriotisme est recomposé par l’adhésion au tribalisme. Il est loin le temps où les Congolais déclaraient avec fierté: « nous sommes tous Congolais ! »

     Réveillons-nous donc et, sortons de leurs rêves qui pour nous ne sont que des véritables cauchemars afin que le Congo puisse être profitable à tous, pour offrir au peuple congolais une vision d’égalité et surtout pour nous libérer de cet ennemi intérieur qui est la non-intégration aux valeurs républicaines et de tout ce qui le retient, qui plonge notre pays dans les niveaux inférieurs du tribalisme exacerbé. Il nous faut arracher ce mal avec la hache dans nos cœurs pour que l’amour du Congo pénètre en nous afin qu’aucun Congolais ne soit perdu. Nous devons donc être des messagers de ce message d’espoir auprès de chaque enfant de notre pays.

    POUR L’ASSOCIATION BISHIKANDA DIA POOL

                       Bertin MALANDA                                                              Brice NKEOUA

    CONTACTS POUR CRITIQUES ET REMARQUES :

     

    @: bishikandadiapool@yahoo.fr



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  • La nouvelle donne politique au Congo impose l’unité de l’UPADS.Depuis plus de trois ans, j'ai  initié une réflexion sur la Tribalité qui caractérise "l'être socio culturel" de l'Africain. Nous voulons tenir compte de cette réalité sociologique pour bâtir  et développer nos états.

    Je vous invite à lire cette réflexion de  Pierre Vial (parue en 2008) qui démontre sans aucun tabou la puissance du facteur ethnique en Afrique. Je reste convaincu que la nouvelle génération de leaders africains se doit  d'intégrer dans toutes ses réflexions et analyses cette donnée tribale pour construire de véritables états-nations sur le continent noir.

    Bonne lecture

    Kovalin Tchibinda Kouangou


     

    L’Afrique expliquée par le facteur ethnique

    Guerre ethnique au Kénya, pantalonnade de l’Arche de Zoé, guerres civiles du Darfour et du Tchad... ces événements tragiques constituent autant de démentis cinglants aux Occidentaux de gauche qui nient le facteur ethnique. Raison pour laquelle ces "bonnes âmes" échouent lamentablement dans leurs entreprises et leurs interventions humanitaires ou prétendues telles. L’universitaire Pierre Vial démontre qu’en intégrant la dimension ethnique, toute l’actualité africaine s’éclaire soudainement... Une analyse qui doit faire réfléchir sur les réalités européennes, où il est également de bon ton de gommer les "différences".

    A ceux qui prétendent que le facteur ethnique est négligeable dans les rapports entre populations, l’actualité apporte un cinglant démenti avec ce qui se passe au Kenya. Même Le Monde – c’est dire ! – est obligé de titrer en première page (2 janvier 2008) : "Le Kenya s’enfonce dans la violence interethnique". Est considérée comme particulièrement inquiétante, à l’échelle internationale, "la multiplication d’affrontements interethniques dans un pays jusqu’ici considéré comme un pôle de stabilité et un exemple de développement économique prometteur".

    Le Kenya est le pays le plus important d’Afrique de l’Est. Ancienne colonie du Royaume-Uni (jusqu’en 1963), le Kenya avait jusqu’à présent la réputation d’être une oasis de stabilité (taux de croissance de 6,1 % en 2006) au sein d’une Afrique orientale très instable, du fait de conflits ethniques, multiséculaires, qui ont repris plus fortement que jamais à partir de la fin de l’ère coloniale (les Britanniques étant des gens réalistes savaient parfaitement, à la différence des Français aveuglés par leurs a priori idéologiques, que les confrontations ethniques sont depuis toujours la clé du théâtre africain). Du port kenyan de Mombasa, sur la côte de l’océan Indien, part une route qui est une artère vitale pour les pays de la région des Grands Lacs, du Rwanda à l’est du Congo-Kinshasa et jusqu’au sud du Soudan. Par cette route transite une bonne partie du ravitaillement de ces régions (en Ouganda, le manque de carburant paralyse déjà le transport aérien). Or cette route est coupée par des barrages.

    Le Kenya, dont la population est composée de 70 ethnies tribales, est aujourd’hui un terrain d’affrontement entre deux puissantes ethnies, les Kikuyus – l’ethnie du président Kibaki, qui vient d’être réélu dans des conditions douteuses (fraude électorale) – et les Luos, l’ethnie de Raiula Odinga, rival de Kibaki et qui affirme, en tant que victime de tricheries, être le vrai vainqueur des élections… Le Monde, bon gré mal gré, est obligé de reconnaître la réalité d’une guerre ethnique : "Dans plus de la moitié du Kenya, notamment dans l’Ouest, où les routes sont coupées depuis plusieurs jours, les émeutes ne mettent pas seulement aux prises forces de sécurité et opposants frustrés par les élections, mais se compliquent d’interactions entre rivalités ethniques et politiques, laissant planer la menace d’une conflagration majeure".

    Et le quotidien des bourgeois branchés doit admettre, la mort dans l’âme, que le phénomène ethnique est récurrent : "L’adhésion politique, dans le pays, est souvent dépourvue de base idéologique, mais repose sur l’appartenance d’un leader à une communauté. Avant le scrutin, 39 % d’électeurs avaient admis, dans un sondage, qu’ils choisissaient leur candidat sur une base purement ethnique" (comme toujours dans ce type de sondage, le pourcentage réel doit être beaucoup plus élevé). Déjà, en 1997, l’ancien président, Daniel Arap Moi, appartenant à l’ethnie Kalenjin, avait orchestré une vague de violences contre l’ethnie Kikuyu.

    A la date où j’écris ces lignes (16 janvier 2008) il y a déjà plusieurs centaines de morts [N.D.L.R. : plus de 600, selon Le Monde du 16 janvier). Au moins 35 personnes, appartenant à l’ethnie kikuyu, réfugiées dans une église, ont été brûlées vives par de très jeunes gens appartenant à une ethnie rivale : "Preuve est faite, se lamente Le Monde, que les troubles mêlent ethnies et politique, jusqu’à l’horreur". Eh oui, malgré toutes les rêveries droits-de-l’hommistes, les réalités ethniques sont têtues…

    La méconnaissance absolue des réalités africaines et donc des impératifs ethniques, est illustrée par la pantalonnade de l’Arche de Zoé. Les gogos s’apitoient, à grand renfort de jérémiades, sur le sort des zozos embringués dans cette affaire. Alors que ces gens ont commis une faute impardonnable : se mêler d’affaires africaines, avec une arrogance typiquement occidentale, alors qu’ils ne connaissaient rien à l’Afrique. C’est ce qu’exprime avec force Bernard Lugan (cet universitaire africaniste [N.D.L.R. : et patron d’émission sur Radio Courtoisie] connaît, lui, très bien, ce continent complexe) dans des propos confiés à La Nouvelle Revue d’Histoire (n° 34, janvier-février 2008), au sujet des apprentis sorciers de l’Arche de Zoé : "Au nom des bons sentiments, ils se sont immiscés avec une scandaleuse arrogance dans des rapports sociaux complexes dont ils ignoraient tout et n’ont rien voulu connaître".

    "L’individu n’existe pas en Afrique"

    Les "humanitaires" occidentaux, qui prétendaient vouloir sauver des orphelins (leurs motivations réelles restant opaques) sont apparus comme des voleurs d’enfants. L’explication, simple, est donnée par Bernard Lugan : "L’individu n’existe pas en Afrique. Il est indissolublement lié à son lignage par un réseau complexe de solidarités et de dépendances dont il n’est pas question pour lui de s’extraire. Plus généralement, l’organisation sociale africaine est communautaire. Elle est fondée sur la famille élargie. Dans ce type de société, l’enfant est à la fois le rejeton du couple et du groupe. Il ne peut y avoir d’orphelins au sens occidental du mot. Un enfant qui perd son père et sa mère est tout naturellement pris en charge par une tante, un oncle, un grand-père, des cousins, un grand frère déjà marié ou par tout autre membre du lignage ou du clan".

    Les Européens sont, hélas, incapables de comprendre cela, car ils ont perdu tout sens d’appartenance et de solidarité communautaires ethniques.

    Ajoutons que cette affaire a été, pour les Africains, une bonne occasion de régler quelques comptes avec ces Blancs qu’ils haïssent et envient : une avocate des gens de l’Arche de Zoé, après le verdict qui a frappé ses clients, a eu ce mot de vérité : "Ils ont été condamnés parce qu’ils étaient Blancs". Cette déclaration, lâchée sur les ondes de France-Info, a été censurée dans les minutes qui ont suivi et n’a pas été repassée (alors que France-Info diffuse en boucle). Surtout, ne parlons pas de choses qui fâchent…

    Quant au Darfour, dont les soubresauts ont été invoqués par les gens de l’Arche de Zoé comme justification de leur bizarre entreprise, cette région occidentale du Soudan, aussi vaste que la France, est – tout comme le Tchad voisin – le terrain d’une guerre "ethnique, raciale et politique". Car, explique Bernard Lugan (toujours lui !), "elle oppose des tribus dites “arabes” à des tribus africaines noires ou d’origine berbère. Les premières soutiennent le pouvoir central soudanais, les secondes le combattent."

    Comme quoi, si on s’intéresse au labyrinthe africain et qu’on ne veut pas mourir idiot, il faut lire Lugan (proche de l'Extrême Droite Française, ndlr).

    Pierre Vial

    Né en 1942, universitaire et activiste politique français d'extrême droite

    Professeur d’histoire à l’université de Lyon.


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  • L'invité 100% Afro (Interviews)

    M. Kovalin Tchibinda

    05/09/2009 : Fondateur de Biensaper.com

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