• Je devrais m'excuser auprès de monsieur Sassou Nguesso, notre président émérite, pour toutes les critiques proférées à son encontre. Comment ai-je pu être aussi stupide et sot pour ne pas comprendre qu'il est l'un des plus grands 'écolo' de la planète au côté de l'illustre Nicolas Hulot? Le Grenelle de l'environnement en France m'a ouvert les yeux. Je me rends compte maintenant que l'action politique de Sassou Nguesso est justifiée par des considérations écologiques. L'homme est un révolutionnaire en avance sur son temps.

     

    Prenez par exemple, le cas de l'eau. Je n'ai jamais compris pourquoi au Congo, quatrième pays pétrolier d'Afrique, quotidiennement, il y'a des coupures d'eau. Je pensais que le réseau de distribution s'était dégradé au fil des années. J'avais tord. En fait, Sassou Nguesso a compris qu'avec l'avancé du désert du Sahara de deux centimètres par an, il faut que nous épargnions ce liquide essentiel à la vie, dont la rarescence sera au rendez-vous dans quelques siècles au Congo. Tous les experts s 'accordent à dire que les prochaines guerres et conflits seront inhérents à l'eau et que l'épuisement de cette ressource va entraîner des déplacements gigantesques de population. Notre " Sassou national " est donc un visionnaire. Alors Congolais ne vous plaignez pas ! il faut que nous gardions un peu d'eau pour les générations futures.

     

    Prenez maintenant le cas de l'électricité. Le 23/10/2007, à l'instigation de l'alliance de la planète, un collectif d'ONG écologiste, un appel fut lancé aux français afin qu'ils éteignent la lumière dans leurs domiciles et dans les bureaux pendant cinq minutes entre 19H55 et 20H00. Bref on demandait aux français de vivre pendant cinq minutes ce que des millions de congolais subissent tous les soirs. Cette initiative avait pour objectif d'alerter l'opinion sur le réchauffement climatique. Qui l'aurait cru ? C'est encore Sassou qui avait raison. Journellement au Congo, il y'a des délestages, des coupures intempestives d'électricité. J'ai toujours cru que le réseau électrique était en cause. En fait Sassou est en avance sur son temps. Il contribue à sa manière à la lutte contre le réchauffement climatique.

     

    Pour Sassou Nguesso, les milliards de dollars engrangés par la vente de pétrole ne doivent pas favoriser le développement du Congo sinon notre beau pays risque d'être confronté à la pollution des sols par les pesticides, aux difficultés de stockage des déchets. Tous ces désagréments peuvent entraîner des problèmes de santé publique. Le pognon ainsi détourné au profit d'un clan préserve notre descendance des désagréments écologiques futurs.

     

    La nouvelle espérance semble être une aspiration à faire vivre notre peuple en communion avec la nature qu'il faut préserver de la catastrophe écologique déjà annoncée. Notre président Sassou a choisi de mettre en place une politique ambitieuse qui se nomme : Le plan restriction Eau-Electricité : Ce plan vise à accroître l'utilisation croissante par la population des bidons d'eau et des bougies. Le développement durable " version Sassou " est en marche.

     

    Ne soyons donc pas injuste et calomnieux envers notre dictateur! Sa vision écologique fera du Congo l'un des pays les plus attractifs au monde dans quelques siècles. " Vivre durement aujourd'hui pour mieux vivre au vingt huitième siècle. " Telle est sa logique.

     

    Kovalin Tchibinda

    Mail : kovalin@tchibinda.fr

    Blog: http://kovalin.oldiblog.com


    2 commentaires
  • L’autre nuit pendant que je dormais, j’ai fait le plus mauvais des cauchemars qui  ne me soient jamais arrivé. Tous les pays du monde s’étaient retrouvés à New-York au siège des nations unies pour discuter de l'avenir du monde. Au cours de cette session extraordinaire des nations unies, une grande décision fut prise. Les grandes puissances de la planète avaient décidé de transvaser une partie de  l'humanité. Tous les Européens devaient aller en Afrique et les Africains devaient traverser la méditerranée pour occuper l'Europe. Dans le tirage au sort qui fut réalisé, les ressortissants du Congo-Brazzaville devaient être transvasés en France tandis que les Français devaient être conduits au Congo.

    A la suite de cette décision, les Français se mirent à pleurer ; Les Congolais étaient dans l’allégresse. Vous imaginez-vous ?  La tour Eiffel, l'Arc de triomphe, l'Elysée c’est pour nous ! S'exclamaient-ils comme le  Ninja  qui débitait dans un reportage  pendant la guerre de 1997 sur TF1 : L'Aéroport c’est pour nous ! Cette fois ci, ce n'était plus l'aéroport mais toute la France. Le président congolais était aux anges. Il hurlait Le Congo, c’est fini, je vous le  dis c’est fini, c’est fini ! Il devenait de ce fait le chef de la cinquième puissance mondiale tandis que Nicolas Sarkozy se lamentait en tenant sa tête Eh! mamé, on ma donné le Congo. Cent quarante quatrième pays dans le monde ; Pays pauvre très endetté.

    Les Congolais ont donc traversé la méditerranée et se sont installés dans les principales villes et villages français. Les gens étaient heureux. Les riches congolais proche du pouvoir se sont installés dans le seizième arrondissement de Paris et à Neuilly où d'ailleurs ils avaient déjà leurs appartements et hôtels particuliers ; D'autres ont préféré aller sur la côte d'azur. Ca leur rappelait Pointe-Noire. Les populations ont pris d'assaut les appartements et les maisons  de Paris et de sa proche banlieue. Jamais je n'avais ressenti une telle joie. Enfin mon peuple allait sortir de la misère et de la pauvreté. Je me suis posé la question : Dois-je suivre les Français qui  partent pour le Congo ou resté avec mes frères qui viennent de prendre possession de la France. Mon choix fut difficile. J'étais tiraillé entre mes amis tricolores et mes compatriotes congolais.  Mais il fallait trancher. Jai donc choisi de rester avec les miens dans ce pays qui devenait le nôtre. Sassou Nguesso s'installa à l'Elysée. Nicolas Sarkozy s'installa à Mpila et à Oyoville.

    Quelques temps plus tard, j’ai vu la couleur de la France changée. On dirait quelle devenait grisâtre ou peut-être noirâtre. Je ne reconnaissais plus la France. Il y'avait des immondices sur la plus belle avenue du monde. Les magasins des champs Elysées étaient occupés par des cobras qui en avaient fait des lieux de torture. Les routes n'étaient plus entretenues. On trouvait des trous géants sur tout le réseau  routier.

    L’autoroute A5 et A86 étaient plein d'herbes et d'excavations. On ne pouvait plus rouler qu'à 40 kilomètres heure. En allant voir mon cousin à Strasbourg par  l'Autoroute A4, j'ai constaté qu’il n y avait plus de péage. Ils avaient été remplacés par des coupeurs de routes qui rançonnaient les automobilistes. Je suis même tombé sur des miliciens proches du pasteur Ntoumi qui faisaient de la résistance au régime de Sassou avec des armes de destruction massive. Sassou Nguesso menaçait d’user de larme nucléaire  pour exterminer  les rebelles. Au sud ouest de la France, c’était le Général Muleri qui voulait lancer une offensive sur Paris.

    Je suis allé visiter les hôpitaux de  Necker et de la Pitié Salpetrière à Paris. Jai vu des malades qui gisaient à même le sol. Les ascenseurs ne marchaient plus. A la place, des monte-charges humains transportaient les malades pleins de baves  et saignants  sur le dos moyennant trois euros. C’était pathétique !

    Les anciens congolais installé en  France vivaient désormais dans la peur. Au Congo, notre ancien pays déserté avec plaisir, Nicolas Sarkozy en sept ans avait construit des routes, des ponts, des hôpitaux. Le Congo était devenu riche tandis que la France livrée clé en main  à Sassou Nguesso dépérissait. En quelques années, de 144e  dans le monde, le Congo était devenu la cinquième puissance économique  de la planète pendant que la France était en queue de peloton.

    Je décidais alors de retourner à Brazzaville rejoindre les anciens Français. Comme moi il y avait des millions d’individus prêts à repartir au Congo. L’immigration recommença en sens inverse. On quittait la France pour rejoindre notre ancien pays. Certains se noyaient dans la méditerranée. Les Africains avaient construit un grillage pour empêcher les Européens que nous étions d’arriver sur leur terre bénie. Une réglementation drastique sur les visas fut instaurée pour freiner l’immigration européenne. Le président du Congo, Nicolas Sarkozy  prônait  l’immigration choisie et non subie.

    C’était stupéfiant! Le Congo était devenu le pays du respect des droits de Lhomme, de la démocratie et du développement. Il siégeait même au G8 et se battait pour la réduction de la dette des pays européens en général et pour l’éligibilité de la France de Sassou à l’initiative PPTE.

    L’avenue de la Paix  à Brazzaville était devenue le calque des champs Elysées. Il yavait le métro, le tramway dans toutes les villes du Congo. Le pays de notre gloire immortelle Marien Ngouabi avait des autoroutes, des ouvrages modernes, des hôpitaux  performants. La protection sociale était assurée. Jai commencé à regretter de ne pas avoir décampé avec les autres au moment du transvasement.

    Je me reprochais la toquade commise en ayant pris la décision de rester avec les Congolais et son président  à Paris où il n y'avait plus d’eau, ni  d’électricité. La mort rodait partout. Le choléra ravageait la France. Paris était devenu salle, crasseux, boueux. Sassou Nguesso comme toujours se servait sur les deniers publics. Il avait acquis avec son clan des villas et des châteaux à Brazzaville où régnaient désormais la démocratie et l’opulence depuis que Sarkozy avait pris les reines du Congo.

    Vers 5 heures du matin je fus réveillé par le Cocorico du coq gaulois. Mon réveil fut rude et pénible ne sachant pas si ce que je venais de voir était réel ou imaginaire. Quand je suis sorti de ma torpeur et que je courus vers ma fenêtre pour respirer Lair hexagonal de ma banlieue, je compris que je venais de faire le pire des cauchemars.

    La France était toujours démocratique et dirigée par Nicolas Sarkozy. Les autoroutes étaient toujours clean. La protection sociale toujours en vigueur. Jai même couru dans la salle de bain pour vérifier qu’il yavait de Léau. Jai essayé tous les interrupteurs de ma demeure pour vérifier que j’avais l’électricité et qu’il n y  avait pas de délestage. Puis,  je fus inondé de mélancolie, de chagrin et d’abattement car le Congo que j’avais vu dans ce cauchemar était le Congo de mes rêves.

    Kovalin Tchibinda

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    1 commentaire
  • Je n'ai pas connu Georges Pompidou, ni Valérie Giscard d'Estaing dont le seul  souvenir que j'ai de lui se résume aux 'diamants de Bokassa'. Je suis un enfant de la 'Mitterandie' et de la 'Chiraquie'. Ce sont les deux principaux présidents qui m'ont façonné depuis que j'ai une conscience politique. J'ai traversé avec eux vingt six ans de ma vie.

     

    J'ai donc été intrigué cette année par Nicolas Sarkozy dont les propositions et les sous-entendus sur l'immigration, l'identité nationale m'ont paru suspect de connivence avec l'extrême droite.

     

    Je ne suis pas d'ailleurs le seul  à avoir été troublé par le nouveau président français qui affirmait pendant la campagne, la nécessité pour la France de rompre avec la repentance ou qui avait  des propos sur les 'moutons égorgés dans les baignoires'  stigmatisant les musulmans de France. D'autres comme François Bayrou  et plusieurs intellectuels ont trouvé le personnage dangereux et j'avoue que je me suis demandé pendant toute la campagne et même après l'élection  si Nicolas Sarkozy n'était pas un président fasciste ou néo-fasciste.

     

    Depuis la passation de pouvoir avec Chirac, je dois dire qu'il me surprend agréablement sur le plan des symboles même si le travail n'a pas encore vraiment commencé. L'hommage à Guy Moquet m'a touché. Je suis d'ailleurs d'accord avec lui sur la nécessité de lire cette lettre en début d'année aux écoliers. La présence pour la première fois à un poste de responsabilité important d'une 'arabe' française issue de l'immigration me touche énormément car ce que la gauche n'a jamais pu faire, la droite vient de le réaliser. C'est un signe extraordinaire envoyé aux jeunes des cités et aux minorités visibles. La nomination de personnalités de gauche au gouvernement est aussi un acte qui va dans le bon sens.

     

    En tout cas, bien que j'ai été horrifié par la campagne et l'élection de Nicolas Sarkozy, ses premiers jours en tant que président m'étonnent agréablement. Je n'ai pas été choqué par son repos sur le yacht de son ami Bolloré ni par l'abstention de son épouse Cécilia au deuxième tour de la présidentielle.

     

    Au président élu et au nouveau gouvernement qui vient d'être nommé, je souhaite bonne chance au service de la France  car ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise.

     

    Vive la République, vive la France!

    Kovalin Tchibinda

    ktchib@club.fr


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