• Jocelyne Lissouba est-elle en train de nous trahir?

    Lundi 22 Février 2010 à 11:53

    jocelyne-lissouba-photo-non-datee

    Des rumeurs persistantes en provenance de Brazzaville  annoncent l'arrivée de Jocelyne Lissouba au Congo dans les prochains jours. Il semblerait qu’elle soit conviée à la commémoration du décès de Madame Edith Lucie Bongo.

    J'ose espérer que cela n'est qu'une rumeur fantaisiste orchestrée par le clan Sassou pour se donner une image de rassembleur.

    Madame Lissouba doit savoir que les démocrates et les résistants qui ont payé de leur sang pour la défense de la démocratie au Congo n'accepteront pas cette capitulation qui ressemble à une humiliation infligée au Président Lissouba et à tous les Congolais qui luttent pour la restauration de la démocratie.

    Homme de conviction et de principe, le Président Lissouba aujourd'hui indisponible a toujours posé comme préalable à toute normalisation une vraie réconciliation nationale sans exclusive qui ne laisse sur le bord aucun fils du Congo. Les amnisties à la carte de Sassou sont loin de cet objectif.  Madame Lissouba, pour rester digne de son époux devrait respecter ce principe à moins qu’elle ne soit guidée par d’autres intérêts que ceux du combat politique pour la libération du Congo que son époux a toujours mené.

    J'attire l'attention des lissoubistes présents  au Congo de ne pas accepter cette imposture et de rester le plus loin possible de ce qui ressemblerait à la plus grande trahison de l’histoire politique du Congo. D’autres en leur temps l’ont fait au nom de la Paix et l’on sait le résultat que cela a donné. Sassou et son clan n'arrêtent pas de sévir.

    Le Président Lissouba n'est pas à vendre, ni à solder, encore moins à brader à Sassou Nguesso. Le président Lissouba appartient au Congo et aux congolais et à ce titre, sachez Madame Lissouba que vous n’êtes pas libre de faire ce que bon vous semble sans vous préoccuper de la souffrance des congolais.

    Il y a certainement des endroits bien indiqués à travers le monde où vous pourriez à votre aise faire du tourisme sans que cela ne trouble, ni ne choque les esprits des congolais plutôt que de vouloir bafouer par votre présence la mémoire des vaillants congolais morts pour  la défense de leur jeune démocratie.

    Kovalin TCHIBINDA

    Blog: http://kovalin.kazeo.com

    Même pas peur !

    Jeudi 25 Février 2010 à 13:18

    jocelyne-lissouba-photo-non-datee

    Suite à mon dernier article intitulé "Jocelyne Lissouba est-elle en train de nous trahir? ", Certaines personnes ont cru pouvoir me menacer en brandissant l'arme d'une action judiciaire contre ma personne. Je ne peux que leur répondre "Même pas peur !"

    Je suis serein et je serai très heureux que madame Lissouba porte plainte contre moi car ce serait la preuve de sa loyauté à son époux aujourd'hui indisponible.

    Je continuerai à dénoncer tout acte qui me paraîtra suspect de la part des proches de Lissouba vis à vis du clan Sassou. Le sang de nos martyrs mérite respect et considération.

    Si madame Lissouba veut se pavaner au Congo qu'elle y aille avec madame Moungounga, madame Koukebene, madame Bikinkita etc.

    Ma doctrine est toute simple: "On a fui ensemble, on doit tous rentrer ensemble".

    Pascal Lissouba, premier et unique  président élu au suffrage universel au Congo n'appartient pas seulement à sa famille naturelle, il est le père de tous ceux qui, un jour dans leur vie ont espéré en lui pour faire du Congo  une petite Suisse.

    Kovalin TCHIBINDA

    Blog :http://kovalin.kazeo.com

    L’étrange anniversaire de Madame Lissouba

    Vendredi 02 Octobre 2009

    jocelyne-lissouba-photo-non-datee

    Depuis quelques jours des compatriotes du monde entier m'appellent et m'interpellent à propos du prochain anniversaire de Jocelyne Lissouba. Cette histoire d'anniversaire me tourmentait tellement que l’autre jour allongé dans mon canapé et en pensant à cette dame et aux nombreux épisodes qui rythment la vie politique congolaise, je me suis laissé emporter dans un léger sommeil et j’ai vécu un rêve étrange que je souhaite partager avec vous. Ce rêve était-il la réponse à mes tourments ?

    Dans ce rêve où je me suis retrouvé aussi étrangement invité, madame Jocelyne Lissouba fêtait son anniversaire en compagnie de sa « sœur » Antoinette Sassou Nguesso. Quoi de plus normal d'ailleurs, puisque l'absolution a été donnée à Lourdes et notre cher président élu démocratiquement dans sa grande bonté éternelle à accorder l'amnistie à Pascal Lissouba ; De plus,  les Nguesso et les Lissouba sont devenus des amis. Une amitié nouée sur le dos de bon nombre de congolais (condamnés, en exil ou en prison) dont le sort est loin d’être leur préoccupation !

    Après les mots d'usage  Antoinette alias "Nguli"(1) et Jocelyne ont ouvert le bal par un zouk torride à la Francky Vincent « Vas-y Jocelyne c'est bon ! Vas-y Jocelyne, c’est bon le pouvoir… »

    Puis on est passé à la musique africaine, Rumba de rigueur! "Nguli eh Nguli eh "; Les deux femmes étaient au milieu de la piste et leurs "Simba sac"(2) tendaient les bras en l'air avec des mouchoirs blancs pour symboliser le retour à la paix et à la quiétude entre les deux familles.

    Enfin nous sommes passés à ce que tout le monde attendait, le "chauffé"(3) comme disent les congolais. Les deux "Nguli" se sont ébranlés par terre sur le dernier Fally Ipupa "Arsenal". C'était grave! "Moto épeli"(5). Chacun essayait d'impressionner l'autre par ses pas de danses.  Madame Lissouba ne semblait pas ridicule pour une antillaise. Elle  s'était vachement bien entraînée. Après Fally, le DJ nous a mis Extramusica "Eh otsombe, eh eh..", tout le monde dansait et l’ambiance avait atteint son point culminant.

    Mon rêve s'est terminé juste au moment où Madame Lissouba soufflait le gâteau. Mère « Antou »  chantait à haute voix: "Joyeux anniversaire Jocelyne…"

    Mon réveil fut épouvantable. J'étais révolté par ce que je venais de voir en songe. Mais je me suis dit que cela ne pouvait  pas être vrai. Madame Lissouba ne pouvait pas nous faire ça. Ouf ! ce n’était qu’un rêve !

    Je demande à certains de mes compatriotes d’arrêter de requérir  auprès de moi des informations sur madame Lissouba. Je vous le dis c'est faux ! Maman Jocelyne n'invitera jamais Antoinette Sassou à une fête familiale. Souhaitons lui un joyeux anniversaire pour ses «X» années au lieu d’essayer  de transformer nos  cauchemars en réalité.

    Kovalin Tchibinda

    Blog : http://kovalin.kazeo.com

    Notes :

    (1)    Nguli : signifie mère

    (2)    Simba sac : Porteur de sac

    (3.    Le chauffé : partie d’une chanson ou l’on danse seul.

    (4.    Moto épeli : le feu a pris

    Mais que fait Jocelyne Lissouba ?

    Mardi 30 Décembre 2008

    jocelyne-lissouba-photo-non-datee

    Madame Lissouba m’a toujours inspiré respect et considération. Elle  a constamment jouit d’une bonne réputation dans les milieux upadésiens. Nombreuses sont au fil des ans, les voix qui se sont élevées pour s’interroger sur ses postures politiques. On l’a vu en  2006 gratifié son époux Pascal Lissouba d’une caresse sur la joue pour l’inciter à signer les « faux » actes de Pascal Gamassa. C’est elle qui au mépris des idéaux de son mari a envoyé son fils de 18 ans légitimé une mascarade de congrès de l’UPADS. On apprend maintenant qu’elle se pavane du côté de Lourdes avec sa sœur  « Antou » qui a sûrement pleins de crimes  à se faire pardonner auprès de la sainte vierge Marie. 

    Je respecte la liberté de culte et des croyances mais attention ! Je voudrais  signifier à  madame Lissouba que L’UPADS et le Niboland ne sont pas à vendre. Les militants de l’UPADS doivent rester vigilants face aux gesticulations de Jocelyne Lissouba. Une rumeur provenant du clan au pouvoir l’annonce à Brazzaville avant l’élection présidentielle, sûrement pour légitimer le score de 90% que Sassou souhaite s’attribuer.

    Il faut dire que le plan de Sassou est purement machiavélique.  Kolélas et Yhombi l’ayant rejoint dans sa mangeoire, il tente de  récupérer Madame Lissouba en s’appuyant sur l’indisponibilité de son mari.

    Je sais et j’imagine, madame Lissouba, le peu d’attachement que vous pouvez avoir pour les populations du Niboland qui ont erré dans les forêts ; marché sur des centaines de kilomètres essayant de rejoindre le Zaïre ou le Gabon pour se mettre à l’abri des escadrons de la mort du mari de ya « Antou » ; Je sais madame Lissouba que vous n’avez pas été touché par les tueries des cobras et de leurs supplétifs armées angolaises et tchadienne, milices interahmwé…

    Vous n’avez donc pas le droit de vous rapprocher du clan Sassou au nom de l’UPADS ou de votre époux devenu indisponible. Si vous avez besoin du clan Sassou et de ses gratifications, allez-y ! Mais le « Lissoubiste » que je suis  récuse votre comportement.

    Je vous invite donc Madame, à ne pas aller au Congo dans les prochains mois comme le pouvoir de Brazzaville l’annonce dans ses médias officiels. Les populations congolaises ne vous attendent pas, ils attendent leur « Pascal » mort ou vif pour lui témoigner sa reconnaissance et son admiration.

    Ne dit on pas « Ce que Dieu ne peut plus faire, une femme, parfois, le peut »? Alors madame, utilisez l’aura de votre mari devenu indisponible pour combattre la dictature de Brazzaville et non pour aller faire les « amusettes » à Lourdes avec Antoinette Sassou. Honorez Pascal Lissouba, tel doit être votre dessein.

    Kovalin Tchibinda

    Mail : kovalin@tchibinda.fr

    Blog : http://kovalin.oldiblog.com

    Les anciens compagnons de Pascal Lissouba de retour au Congo après dix ans d’exil ont décidé de le crucifier politiquement à Brazzaville en faisant de leur maître le principal fond de commerce dans leur ralliement à Sassou Nguesso.

    Ces « rentristes » de l’upads profitent de l’indisponibilité pour des raisons de santé de l’ancien président pour présenter Sassou Nguesso à la face du monde comme un homme miséricordieux et profondément humain.

    Pascal Gamassa , l’année dernière s’était déjà permis de solliciter le pardon du peuple congolais au nom d’un Pascal Lissouba souffrant. Maintenant c’est Christophe Moukouéké qui réclame l’amnistie de Lissouba par Sassou. Il y’a de quoi se demander, combien leur rapporte financièrement cette allégeance devant le dictateur congolais.

    L’amnistie de Pascal Lissouba par Sassou Nguesso, serait un déshonneur, une ignominie qui empêchera les démocrates congolais de dormir. On ne peut demander l’amnistie à un président illégitime fut-il reconnu par ses alliés de la « Françafrique ». Il y’a tant de congolais qui auraient souhaité bénéficier de l’amnistie du « Raïs d’Oyo » et qui errent aujourd’hui au paradis ou en enfer. L’indisponibilité pour des raisons de santé de Pascal Lissouba ne donne le droit à aucun de ses compagnons de route  de demander en son nom une amnistie qu’il n’a jamais voulu.

    Je refuse la jurisprudence « Kolélas » pour Pascal Lissouba. Lissouba doit mourir  et être enterré en exil pour des raisons de dignité. C’est le seul bras d’honneur qu’il puisse faire à Sassou. Il est important que Lissouba laisse à la postérité  « l’acte de  non reconnaissance » du régime Sassou. Il est le seul véritable leader congolais à avoir été élu sans contestation aucune par le peuple congolais.

    Ce statut lui donne une autorité morale immense. Il y’a des gestes symboliques qui comptent dans l’histoire. Les démocrates que nous sommes le ramèneront dans sa terre natale lorsque la démocratie sera restaurée au Congo.

    Que ceux qui veulent s’avilir à l’UPADS le fassent sans recourir au nom de Lissouba qui dans son indisponibilité ignore que ses anciens compagnons l’ont abandonné à Prosny et se prostituent désormais  politiquement à Brazzaville et à Pointe-Noire.

    Si Monsieur Christophe Moukouéké veut que nous soldions la situation née des guerres civiles de 1997 et de 1998 ; Qu’il demande au responsable de ces guerres et de la misère actuelle du peuple de quitter un poste qu’il n’a  jamais obtenu du souverain primaire.

    Kovalin Tchibinda

    Blog: http://kovalin.oldiblog.com

     

    Notes

    « Les rentristes » : sont des cadres de l’UPADS qui ont fuit avec Lissouba en exil  et qui l’ont abandonné pour rejoindre le camp de Sassou Nguesso.

    Il a le physique d'un mannequin, l'intelligence d'un génie et le destin d'un Salvador Allende. Adulée dans le Niboland et haï par ceux qui n'ont pas oublié les égarements de son mandat, Pascal Lissouba est un généticien doué, qui se passionnait à expliquer aux paysans congolais le processus de reproduction des plantes. L'homme avait une maîtrise aiguë du lien étroit entre la racine, la tige et le fruit. Il expérimentait souvent des greffes insolites au point qu'un jour sans le vouloir il créa " La mangue Lissouba " ; un fruit juteux et légendaire, au goût succulent qui aurait mérité une protection par brevet.

    Malheureusement pour lui, la réussite scientifique ne s'est pas transformé en réussite politique. L'homme à défaut de greffer les meilleures pousses sur le champ public, comme il l'avait si bien réalisé sur le champ agricole, à enfanter des compagnons aux génomes politiques infectés par l'incohérence et la duplicité.

    A la différence de ses " mangues " si appréciées des Congolais, il créa par un aléa malheureux dans son officine UPADS le politicien congolais transgénique dont la principale caractéristique est le " virevoltage " politique et l'accommodement avec Sassou Nguesso.

    Tandis qu'en 2002, certains d'entre eux dénonçaient l'organisation par le régime de Brazzaville, d'élections unilatérales et truquées ; En 2007, retournement de situation ! Ils prennent la poudre d'escampette pour participer à des élections dont les commentateurs ont dit, qu'elles étaient les pires jamais organisées au Congo.

    Désormais les compagnons transgéniques de Lissouba ont un seul sermon. Si vous en rencontrez un dans la rue, il suffit de lui dire " Bonjour monsieur ! " qu'il vous réplique sans vergogne et le bras levé ' Le boycott profitera à Sassou', sans vous signifier en quoi la participation ne lui profitera pas.

    Les voici maintenant au Parlement croupion du roi d'Oyo. Ils sont 'Heureux' et 'Crâneurs'. Mais ils n'en ont pas terminé là. Ils lorgnent désormais quelques strapontins ministériels. La vie va reprendre pour eux. Les maîtresses vont s'accumuler à un rythme effréné. Ils ont flambé près d'une décennie de leur vie en exil. Fini le RMI et l'aide au réfugié que leur donnait la patrie des droits de l'homme " Blanc ". Ils ont rêvé de revenir au pouvoir avec leur " professeur Tournesol ", quand l'espoir était encore permis.

    Maintenant ils ont compris qu'il ne leur sera plus d'aucune utilité. Les compagnons transgéniques ont abandonné leur maître à Prosny. Ils ont demandé pardon au peuple en son nom et ont laissé au placard leur principale exigence, celui du retour de leur régent au pays. Ils n'ont plus besoin de ce pédagogue qui voulait les utiliser pour faire du Congo une " petite Suisse. ". Ils rêvent désormais de la "petite Bengladesh".

    Leur songe est en train de devenir  réalité avec la déficience en eau, électricité, et infrastructures au Congo. Ils ont choisi leur camp, celui de l'homme des masses imaginaires et de la nouvelle désespérance, devenant ainsi les opposants tartuffes du régime Sassou. Ils n'ont pas vocation à s'opposer au maître d'Oyo ; le bide plein de Petro-cfa les rendra ankylosé comme un boa qui vient d'ingurgiter sa proie. Ils vont reconstruire leur villa détruit pendant la guerre, se reconstituer une fortune.

    Ils ont pour objectif de duper la communauté internationale en lui faisant croire en l'existence d'une démocratie au Congo.

    Sont-ils seulement incriminables et blâmables ? Lissouba leur géniteur, n'est-il pas revenu se nicher dans le pays qui la destitué ? Ne disait-il pas que la condition du nègre était meilleure à Londres plutôt qu'à Paris ? N'a t-il jamais pactisé avec Sassou, Omar Bongo ou la Françafrique ? A force de manipuler les gènes de ses compagnons transgéniques, n'a t-il pas été contaminé ?

    Au moment où certains experts mettent en avant le péril transgénique, on devrait éviter de planter les semences de ces personnages sur le champ politique congolais. Il faut créer un moratoire contre les CTL (Compagnons Transgéniques de Lissouba) si l'on veut sauver l'UPADS et recouvrer  l'esprit démocratique de 1991.

    Kovalin TCHIBINDA

    Blog :http://kovalin.kazeo.com


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  • tribalite-vs-tribalisme-entretien_3i28t_1joprv« Si je meurs à 11H00, à 15H00, vous n'existerez plus. Les Bakongos vont vous exterminer » (Denis Sassou Nguesso à Ouenzé en 2001) »

     

    « Je dirigerais ce pays, même s'il ne reste que deux habitants »(Denis Sassou Nguesso )

     

    Depuis  la prise de pouvoir par voie militaire de nos compatriotes du Nord et de  leurs supplétifs angolais, tchadiens et rwandais, les populations du Sud  vivent  une véritable souffrance que nous avons le devoir de conjurer pour préparer l'avenir.

    Les populations du Sud sont devenues l’objet de mépris et de méfiance de la part de leurs compatriotes du Nord dans un pays qui pourtant est aussi le leur. Leurs leaders meurent de manière suspecte; Leurs enfants n'ont plus d'écoles où fréquenter; leurs clubs de football (exemple: Diables-noirs) et leurs associations (exemple: association des sapeurs congolais) sont dirigés par des membres du clan au pouvoir.

    Les hommes en âge de travailler n'ont pas un cadre optimal d’éclosion de leur talent. Les populations du Sud peuvent être humiliées, persécutées et même assassinées par des personnes liées au clan au pouvoir  sans que justice soit faite. Les grands projets économiques sont désormais dans la partie Nord du Congo.

    Les postes clés sont entre les mains des membres d’un clan essentiellement issu  du Nord. Le Trésor public s'est transformé en rivière Alima où l'on pêche les liasses de pétro-cfa.  Sur les cinq ministres d'État que compte le gouvernement congolais, un seul est du Sud. Le pétrole et l'économie sont gérés par des cadres du  Nord.

    Le haut commandement militaire est entre les mains du Nord. Les arrestations, les empoisonnements,  emprisonnements et l'exil concernent  en majorité  des personnes issues des régions du Sud.

    70% des congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté  parmi lesquels 90% des ressortissants du Sud.

    Le clan nordiste au pouvoir est surreprésenté dans tous les secteurs. Cela bafoue l’équité républicaine et devient  inacceptable !

    Le saupoudrage gouvernemental ne vise qu'une chose: Faire croire qu'il y a des hommes du Sud au sein de l’exécutif en place alors que le pouvoir est purement clanique. En réalité on les nomme à des postes  sans importances  où ils n'auront jamais les coudées franches.

    L'appauvrissement des Bakongos (1) est devenu leur leitmotiv! Souvenez-vous de l'affaire Humberto Brada. Après le pillage des quartiers Sud de Brazzaville par la milice de Sassou, le gouvernement constate que la diaspora congolaise en Europe originaire du Sud soutient financièrement les survivants. Les  sommes arrivants au Congo avoisinent les 70 milliards de FCFA par an.  Le gouvernement  invente une banque pour ruiner les ressortissants du Sud.  On attire leur épargne moyennant  une rémunération conséquente équivalente au  double de leur mise. Ubuesque !

    Dans cette escroquerie, les premiers épargnants  bénéficient du versement de leur prime. Ces derniers courent dans la cité avertir leurs frères de l'existence d'une banque qui peut les faire  gagner gros! Et puis patatras!  C’est la banqueroute. Tous ceux qui ont placé leur argent sont ruinés. Madoff au Congo serait encore libre.

    Pour appauvrir les commerçants ressortissants du Sud, on les met en concurrence avec  les Chinois qui savent désormais préparer et nous vendre  notre manioc et nos beignets et en plus veulent s’approprier nos terres pour y faire de la production agricole destinée à leur marché et leurs populations. Tout cela sous le regard jubilatoire de nos pseudos dirigeants, et  sous couvert de transactions financières douteuses et peu transparentes.

    Pauvre sudiste, son honnêteté le rend de plus en plus naïf au point d'avoir une confiance totalement aveugle. On lui dit eh! Sudiste, tu as fui à Kinshasa, revient vite on ne te fera rien". Et il y croit. Résultat 353 disparus au Beach.

    Le clan du Nord au pouvoir est en train de vivre son âge d'or, son Sodome et Gomorrhe. La richesse, l'éducation de ses enfants, le pouvoir lui appartient et vous n'avez qu'à bien vous tenir pauvres sudistes si vous voulez avoir les miettes, les os 

    Le pétrole extrait des régions du Sud est à nous. Nous ne vous construirons pas votre barrage de Sounda. Nous préférons construire des barrages au Nord, le prochain sera  dans la Sangha. Si vous gémissez, vous repartirez dans les forets. Souvenez-vous ce n’était pas si drôle que ça. Alors taisez-vous et laissez nous manger! Vive le  « nzela ya mokusé. (2)»Après tout, nous faisons des enfants à vos filles. Ne venez surtout pas nous dire que nous sommes tribalistes. Ou est ce que vous situez les enfants nés d'un nordiste et d'un sudiste? C'est vous les tribalistes! 

    Ils disent qu'il  ne faut pas confondre le clan Sassou aux nordistes. C’est vrai, il ne faut pas faire d’amalgame !

    Pourtant très rares sont ceux qui surtout,  lorsqu’ils occupent de hautes fonctions dénoncent les crimes contre les populations du Sud. Aucun d'entre eux (politicien ou intellectuel)  n'a jamais manifesté son chagrin ou sa compassion sur  les victimes des massacres commis, ni son refus du « Nzela ya mokusé (2)» de l'enrichissement.

    Le meilleur d'entre eux, un certain Théophile Obenga s'est mué en "Sassouphile  Obenga"

    Ceux,  ressortissants du Nord qui se taisent face aux dérives du clan au pouvoir s’en rendent implicitement complices  ou se sentent en accord avec ce qui se fait !

    Leur phraséologie  fétiche est « la nation est une et indivisible. » Mais qui la divise cette nation? N'est ce pas ceux qui  méprisent leurs frères du Sud  en  bafouant les principes d'un État moderne?

    Il faut que cela cesse ! car l’unité d’une nation, du Nord au Sud, et d’Est en Ouest, se construit en rejetant l’injustice et en pratiquant l’équité dans tous les domaines et à tous les niveaux de la société.

    Nos frères du Nord ne doivent plus se contenter d’applaudir ou se taire face aux pratiques du clan, ils doivent maintenant dénoncer et agir vis à vis de ce qui ne va pas ! En agissant ainsi ils se montreront solidaire de leurs frères du Sud et participeront dès à présent à la construction de la nouvelle nation congolaise.

    Les ressortissants du Sud  doivent s'interroger sur leur tragédie. Peut-être s'imaginent-ils être maudits. En réalité leur malheur découle de leur manque d'unité. Les sudistes sont les adeptes de la division. Ils sont spécialisés dans les polémiques stériles à l'image de leur ancien colonisateur dont ils sont devenus des faux clones.

    Ils se prennent pour des « européens » et adorent l'éloquence à la "Malraux"». Ils n'aiment pas le secret et n'ont pas encore compris que le manque d'unité et de pragmatisme politique  est également responsable de  la décadence, et de la déchéance de notre pays.

    Ils continuent de croire en l'existence d'un État qui les a massacrés depuis cinquante ans. Certains intellectuels du Sud  osent même nier l'existence du tribalisme. Ils sont victimes du syndrome de Stockholm! C'est navrant de naïveté, d’hypocrisie et de  bêtise.

    Les populations de Kinkala et Boko  se prennent la tête. Les Niboleks et les Laris s'entretuent. Et qui récupère la mise de  ces divisions? Nos frères du  Nord bien sûrs dont le cynisme et le machiavélisme  sont inégalables.

    Nos frères du Nord se haïssent-ils en dépit de leurs dissensions ? Non! La conservation du pouvoir au Nord est le principe suprême de leur physiologie politique.

    Alors! Il est  temps de liquider les contentieux qui divisent le Sud (contentieux Kinkala-Boko, et contentieux Nibolek-Pool). Pardonnons-nous pour les exactions commises par nous-mêmes et prenons l'engagement devant nos ancêtres de ne plus jamais recommencer car l'avenir du  peuple « Kongo » en dépend.

    Nos ainés se sont trompés. Notre génération doit retrouver la voie de la concorde nationale, et du travail acharné pour le développement. Elle doit œuvrer pour  la cohésion du Sud pour recréer l’équilibre et l’unité véritable dans notre pays, qu’un clan a spolié. 

    C'est du rapport de force fraternelle du bloc Nord et Sud  que naîtront les prémices d'une nation ou    la création de deux nations. Voire !

    Nous ne devons pas avoir peur de la dialectique de la vie. Aujourd'hui les Tchèques et les Slovaques vivent en harmonie, les Serbes et les Croates sont en train de se réconcilier.

    A nous de choisir ce qui nous convient le mieux: Vivre avec nos frères du Nord dans la confraternité ou nous séparer à l'amiable.

    Pour ma part, je crois qu'il est encore possible, avant qu'il ne soit trop tard de construire une nation congolaise une et indivisible incluant les Ngalas et les kongos. Mon choix est bien celui là car, c’est cette option qui est plus à même de sortir l'actuel Congo-Brazzaville  de l’impasse économique et sociale dans laquelle un clan veut l’enfermer.

    Un jour,  il faudra se déterminer, Et vous!  Quelle option choisirez-vous?

     

    Kovalin Tchibinda

    Blog: http://kovalin.kazeo.com

     

    Notes

    1. Bakongos: Appellation utilisée par les nordistes pour désigner les sudistes
    2. Nzela ya mokusé: chemin le plus court ou rapide pour s'enrichir

    1 commentaire
  • « Si je meurs à 11H00, à 15H00, vous n'existerez plus. Les Bakongos vont vous exterminer » (Denis Sassou Nguesso à Ouenzé en 2001) »

    « Je dirigerais ce pays, même s'il ne reste que deux habitants »(Denis Sassou Nguesso )

     

    kovalin2

    Depuis  la prise de pouvoir par voie militaire de nos compatriotes du Nord et de  leurs supplétifs angolais, tchadiens et rwandais, les populations du Sud  vivent  une véritable souffrance que nous avons le devoir de conjurer pour préparer l'avenir.

    Les populations du Sud sont devenues l’objet de mépris et de méfiance de la part de leurs compatriotes du Nord dans un pays qui pourtant est aussi le leur. Leurs leaders meurent de manière suspecte; Leurs enfants n'ont plus d'écoles où fréquenter; leurs clubs de football (exemple: Diables-noirs) et leurs associations (exemple: association des sapeurs congolais) sont dirigés par des membres du clan au pouvoir.

    Les hommes en âge de travailler n'ont pas un cadre optimal d’éclosion de leur talent. Les populations du Sud peuvent être humiliées, persécutées et même assassinées par des personnes liées au clan au pouvoir  sans que justice soit faite. Les grands projets économiques sont désormais dans la partie Nord du Congo.

    Les postes clés sont entre les mains des membres d’un clan essentiellement issu  du Nord. Le Trésor public s'est transformé en rivière Alima où l'on pêche les liasses de pétro-cfa.  Sur les cinq ministres d'État que compte le gouvernement congolais, un seul est du Sud. Le pétrole et l'économie sont gérés par des cadres du  Nord.

    Le haut commandement militaire est entre les mains du Nord. Les arrestations, les empoisonnements,  emprisonnements et l'exil concernent  en majorité  des personnes issues des régions du Sud.

    70% des congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté  parmi lesquels 90% des ressortissants du Sud.

    Le clan nordiste au pouvoir est surreprésenté dans tous les secteurs. Cela bafoue l’équité républicaine et devient  inacceptable !

    Le saupoudrage gouvernemental ne vise qu'une chose: Faire croire qu'il y a des hommes du Sud au sein de l’exécutif en place alors que le pouvoir est purement clanique. En réalité on les nomme à des postes  sans importances  où ils n'auront jamais les coudées franches.

    L'appauvrissement des Bakongos (1) est devenu leur leitmotiv! Souvenez-vous de l'affaire Humberto Brada. Après le pillage des quartiers Sud de Brazzaville par la milice de Sassou, le gouvernement constate que la diaspora congolaise en Europe originaire du Sud soutient financièrement les survivants. Les  sommes arrivants au Congo avoisinent les 70 milliards de FCFA par an.  Le gouvernement  invente une banque pour ruiner les ressortissants du Sud.  On attire leur épargne moyennant  une rémunération conséquente équivalente au  double de leur mise. Ubuesque !

    Dans cette escroquerie, les premiers épargnants  bénéficient du versement de leur prime. Ces derniers courent dans la cité avertir leurs frères de l'existence d'une banque qui peut les faire  gagner gros! Et puis patatras!  C’est la banqueroute. Tous ceux qui ont placé leur argent sont ruinés. Madoff au Congo serait encore libre.

    Pour appauvrir les commerçants ressortissants du Sud, on les met en concurrence avec  les Chinois qui savent désormais préparer et nous vendre  notre manioc et nos beignets et en plus veulent s’approprier nos terres pour y faire de la production agricole destinée à leur marché et leurs populations. Tout cela sous le regard jubilatoire de nos pseudos dirigeants, et  sous couvert de transactions financières douteuses et peu transparentes.

    Pauvre sudiste, son honnêteté le rend de plus en plus naïf au point d'avoir une confiance totalement aveugle. On lui dit eh! Sudiste, tu as fui à Kinshasa, revient vite on ne te fera rien". Et il y croit. Résultat 353 disparus au Beach.

    Le clan du Nord au pouvoir est en train de vivre son âge d'or, son Sodome et Gomorrhe. La richesse, l'éducation de ses enfants, le pouvoir lui appartient et vous n'avez qu'à bien vous tenir pauvres sudistes si vous voulez avoir les miettes, les os 

    Le pétrole extrait des régions du Sud est à nous. Nous ne vous construirons pas votre barrage de Sounda. Nous préférons construire des barrages au Nord, le prochain sera  dans la Sangha. Si vous gémissez, vous repartirez dans les forets. Souvenez-vous ce n’était pas si drôle que ça. Alors taisez-vous et laissez nous manger! Vive le  « nzela ya mokusé. (2)»Après tout, nous faisons des enfants à vos filles. Ne venez surtout pas nous dire que nous sommes tribalistes. Ou est ce que vous situez les enfants nés d'un nordiste et d'un sudiste? C'est vous les tribalistes! 

    Ils disent qu'il  ne faut pas confondre le clan Sassou aux nordistes. C’est vrai, il ne faut pas faire d’amalgame !

    Pourtant très rares sont ceux qui surtout,  lorsqu’ils occupent de hautes fonctions dénoncent les crimes contre les populations du Sud. Aucun d'entre eux (politicien ou intellectuel)  n'a jamais manifesté son chagrin ou sa compassion sur  les victimes des massacres commis, ni son refus du « Nzela ya mokusé (2)» de l'enrichissemen

    Le meilleur d'entre eux, un certain Théophile Obenga s'est mué en "Sassouphile  Obenga"

    Ceux,  ressortissants du Nord qui se taisent face aux dérives du clan au pouvoir s’en rendent implicitement complices  ou se sentent en accord avec ce qui se fait !

    Leur phraséologie  fétiche est « la nation est une et indivisible. » Mais qui la divise cette nation? N'est ce pas ceux qui  méprisent leurs frères du Sud  en  bafouant les principes d'un État moderne?

    Il faut que cela cesse ! car l’unité d’une nation, du Nord au Sud, et d’Est en Ouest, se construit en rejetant l’injustice et en pratiquant l’équité dans tous les domaines et à tous les niveaux de la société.

    Nos frères du Nord ne doivent plus se contenter d’applaudir ou se taire face aux pratiques du clan, ils doivent maintenant dénoncer et agir vis à vis de ce qui ne va pas ! En agissant ainsi ils se montreront solidaire de leurs frères du Sud et participeront dès à présent à la construction de la nouvelle nation congolaise.

    Les ressortissants du Sud  doivent s'interroger sur leur tragédie. Peut-être s'imaginent-ils être maudits. En réalité leur malheur découle de leur manque d'unité. Les sudistes sont les adeptes de la division. Ils sont spécialisés dans les polémiques stériles à l'image de leur ancien colonisateur dont ils sont devenus des faux clones.

    Ils se prennent pour des « européens » et adorent l'éloquence à la "Malraux"». Ils n'aiment pas le secret et n'ont pas encore compris que le manque d'unité et de pragmatisme politique  est également responsable de  la décadence, et de la déchéance de notre pays.

    Ils continuent de croire en l'existence d'un État qui les a massacrés depuis cinquante ans. Certains intellectuels du Sud  osent même nier l'existence du tribalisme. Ils sont victimes du syndrome de Stockholm! C'est navrant de naïveté, d’hypocrisie et de  bêtise.

    Les populations de Kinkala et Boko  se prennent la tête. Les Niboleks et les Laris s'entretuent. Et qui récupère la mise de  ces divisions? Nos frères du  Nord bien sûrs dont le cynisme et le machiavélisme  sont inégalables.

    Nos frères du Nord se haïssent-ils en dépit de leurs dissensions ? Non! La conservation du pouvoir au Nord est le principe suprême de leur physiologie politique.

    Alors! Il est  temps de liquider les contentieux qui divisent le Sud (contentieux Kinkala-Boko, et contentieux Nibolek-Pool). Pardonnons-nous pour les exactions commises par nous-mêmes et prenons l'engagement devant nos ancêtres de ne plus jamais recommencer car l'avenir du  peuple « Kongo » en dépend.

    Nos ainés se sont trompés. Notre génération doit retrouver la voie de la concorde nationale, et du travail acharné pour le développement. Elle doit œuvrer pour  la cohésion du Sud pour recréer l’équilibre et l’unité véritable dans notre pays, qu’un clan a spolié. 

    C'est du rapport de force fraternelle du bloc Nord et Sud  que naîtront les prémices d'une nation ou    la création de deux nations. Voire !

    Nous ne devons pas avoir peur de la dialectique de la vie. Aujourd'hui les Tchèques et les Slovaques vivent en harmonie, les Serbes et les Croates sont en train de se réconcilier.

    A nous de choisir ce qui nous convient le mieux: Vivre avec nos frères du Nord dans la confraternité ou nous séparer à l'amiable.

    Pour ma part, je crois qu'il est encore possible, avant qu'il ne soit trop tard de construire une nation congolaise une et indivisible incluant les Ngalas et les kongos. Mon choix est bien celui là car, c’est cette option qui est plus à même de sortir l'actuel Congo-Brazzaville  de l’impasse économique et sociale dans laquelle un clan veut l’enfermer.

    Un jour,  il faudra se déterminer, Et vous!  Quelle option choisirez-vous?

     

    Kovalin Tchibinda

    Blog: http://kovalin.kazeo.com

     

    Notes

    1. Bakongos: Appellation utilisée par les nordistes pour désigner les sudistes
    2. Nzela ya mokusé: chemin le plus court ou rapide pour s'enrichir

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  • En 1992, le peuple congolais a choisi Pascal Lissouba pour conduire sa destinée. Revoyez ces images qui ont une portée historique.


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